Paroisse Saint-Jean-Baptiste de Sceaux
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        Textes du dimanche de la Pentecôte

Textes du dimanche de la Pentecôte

Année B

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  • 1er décembre 2002

Avec ce dimanche se termine le temps pascal. Nous commençons la longue série des dimanches du temps ordinaire où nous sommes invités à vivre notre vie de chrétien au quotidien à la lumière de la Parole de Dieu. Les trois premiers dimanches seront consacrés à la célébration du mystère de la sainte Trinité, puis celui de l’Eucharistie et enfin cette année à la fête des apôtres Pierre et Paul qui, tombant un dimanche, a le pas sur la célébration dominicale.

Première Lecture : Livre des actes des Apôtres Chapitre 2, versets 1 à 11.

Avant de quitter ses apôtres Jésus leur avait promis qu’Il leur ferait le don de son Esprit : avant sa mort (en particulier dans l’évangile de st Jean plusieurs fois dans le discours après la Cène) et au moment de son ascension (Actes 1, 8), ainsi allait se réaliser la vieille promesse du prophète Ezéchiel (37, 14) et de Joël (1 & 2). Avec ce récit des Actes, il y a d’autres récits de pentecôte : dans les actes même (4,31 ; 10,44 ; 8,27…) et dans l’évangile de st Jean, le soir même de Pâques (20, 22) Luc situe son récit du don de l’Esprit dans la cadre de la fête juive de Chavouot qui se célébrait 50 jours après la Pâque. Cette fête juive était à l’origine une fête agraire : on offrait les premières gerbes de blé, elle était devenue l’anniversaire du don de la Loi à Moïse sur le mont Sinaï. En choisissant ce cadre historique Luc nous signifie que le nouveau Peuple de l’Alliance est ainsi constitué non plus par le don de la Loi mais par le don de l’Esprit qui inscrit le Loi de Dieu au fond du cœur de l’homme. Luc utilise dans son récit les images traditionnelles pour décrire les manifestations de Dieu (les théophanies) dans l’ancien testament Ici, il pense manifestement à la théophanie du mont Sinaï rapportée au livre de l’Exode (Exode 19 –20) : le bruit éclatant, le souffle impétueux, le feu, la stupeur des témoins. Il faut noter l’aspect ecclésial, collégial, du don de l’Esprit. Le phénomène du don des langues (ou « glossolalie ») était lié aux manifestations de l’Esprit. Paul s’en expliquera longuement avec les Corinthiens (1 Cor, 14) Ce don des langues veut souligner le caractère universel du message chrétien. Ce récit semble bien être un récit antithétique à celui de Babel. Seul l’Esprit Saint peut donner aux hommes de vivre une réelle communion fraternelle malgré leurs différences. La tradition chrétienne a fait de ce récit qui se continue par un long discours de Pierre et le baptême de plus de 3000 personnes le jour de la naissance de l’Eglise.

Psaume 103.

Ce long psaume est un psaume de louange pour le Dieu créateur qui manifeste à la fois sa puissance et sa sagesse. La liturgie a gardé les versets faisant allusion au « souffle » de Dieu. Nous sommes invités aujourd’hui à nous joindre à la communauté apostolique qui chantait en toutes les langues les merveilles de Dieu qui par le don de son Esprit fait une création nouvelle.

Seconde lecture : 1ère Lettre de saint Paul aux Galates Chapitre 5, versets 16 à 25.

Nombreux sont les passages dans les lettres de Paul où il est question du rôle de l’Esprit Saint Le chapitre 8 de la lettre aux Romains serait à relire. Les Galates avaient accueillis avec enthousiasme le message de Paul mais des Judaïsants avaient semé le trouble parmi eux, prétendant que si on ne pratiquait pas la circoncision on ne pouvait pas être sauvé.

Pour la bible le mot « chair » a un sens précis : il s’agit de l’homme livré à lui-même, à ses faiblesses et à ses pulsions. Seule l’adhésion au Christ dans la foi, peut nous sauver. Un peu plus haut Paul avait écrit : « Je suis crucifié avec le Christ, je vis, non plus moi, c’est le Christ qui vit en moi (2, 19- 29).

Evangile selon st Jean, Chapitre 15, versets 26&27 et chapitre 16, versets 12 à 15.

Nous avons dans cet évangile deux extraits du chapitre 15 qui fait partie du discours après la Cène (chapitres 13, 31, 14, 15, 16 & 17) où Jean a rassemblé des paroles de Jésus sous forme d’un testament spirituel du Seigneur.

Dans le Ier passage l’Esprit Saint est appelé « paraclet » ou défenseur. Dans un procès selon l’usage de l’époque, le « paraclet » était un notable qui se portait garant de son client. L’Esprit porte témoignage en faveur de Jésus. Il est bien mort pour défendre la vérité de Dieu. Ce même Esprit donnera aux chrétiens la lumière et la force d’être à leur tour des témoins.

Le second passage explicite le rôle de l’Esprit et souligne l’unité de pensée au sein de la Trinité entre le Père, le Fils de l’Esprit Saint.

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