Paroisse Saint-Jean-Baptiste de Sceaux
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Textes du dimanche de Pâques

Année B

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  • 1er décembre 2002

Au moment où les évènements qui allaient bouleverser la vie du monde se sont produits, cela ne fut d’abord qu’une rumeur, laquelle est devenue très rapidement une immense clameur, un cri de joie : « Christ est ressuscité » : notre condition humaine si souvent difficile à vivre en est définitivement transfigurée. C’est ce que nous fêtons en ce Saint Jour de Pâques.

Première Lecture : Livre des actes des Apôtres Chapitre 10, versets, 34a, 37 à 43.

Dans le livre des Actes des Apôtres la conversion du Centurion Corneille occupe une place importante. Il ne faut pas moins de deux visions l’une à Pierre (actes 10, 9 à 16) et l’autre à Corneille (actes 10, 3 à 8) pour que Pierre se décide à annoncer à un païen la bonne nouvelle de la résurrection.. . Le découpage liturgique ne nous donne que l’annonce du mystère pascal. Il faut lire le chapitre 10 des Actes dans son ensemble. Pierre avait résumé cette annonce à la fin de son 1er discours le soir de la Pentecôte :(Actes 2,25) « Que toute la maison d’Israël le sache avec certitude : Dieu l’a fait Seigneur et Christ, ce Jésus que vous avez crucifié . Après quoi il sera fait mention du baptême. Et de fait, Après avoir accueilli l’annonce du message pascale le Centurion sera baptisé. Le baptême est le sacrement qui nous fait participer à ce mystère pascal, le mystère de la mort et de la résurrection du Christ. La fête de Pâques est par excellence la fête du baptême. Reprenons quelques phrases de cette lecture : «  Nous avons mangé et bu avec Lui  » C’est une allusion claire à la fraction du pain – nom donné à l’époque à ce qui est devenu notre messe : le repas eucharistique est lui aussi une participation à la mort et à la résurrection de Jésus. St Luc nous dit à propos des disciples d’Emmaüs Luc : 24, 25) comment ils le reconnurent à la fraction du pain «  il nous a chargés d’annoncer au peuple . » ce « nous » est aujourd’hui chaque chrétien. Notre mission de baptisés est de témoigner par toute notre vie que le Christ est vraiment ressuscité. Nous pouvons nous demander comment répondre à cette mission.

Les deuxièmes lectures répondent à cette question.

Psaume 117.

Ce psaume est le dernier d’un groupe de psaumes (de 112 à 117) qui étaient chantés par les pèlerins montant à Jérusalem pour l’une ou l’autre des grandes fêtes lors qu’ils arrivaient en vue de la ville sainte. Ce psaume est un des plus cités dans le nouveau testament.

« Aujourd’hui » est un jour unique, c’est « Pâques » tous les jours : Ce jour que fit le Seigneur est jour de fête et de joie !

Les secondes lectures

Deux lectures nous sont proposées qui nous disent la même chose. Le mystère pascal est un mystère de vie : notre participation à la vie du Ressuscité qui se réalise au baptême : plongés dans la mort du Christ (le mot « baptême » veut dire « bain ») nous somme ressuscités avec Lui. Cette vie du Christ en nous s’exprime dans le concret de nos existences personnelles. Nous avons à vivre comme des ressuscités.

Lettre aux Colossiens. Chapitre 3, versets 1à 4.

Colosse est ville située à 2OO kilomètres d’Ephèse et dont la communauté avait été fondée par un disciple de Paul qui rappelle aux chrétiens de cette ville que ressuscités avec le Christ, ils avaient à vivre à la manière de Jésus puisqu’ils étaient « morts » comme morts aux péchés pour vivre avec Lui. . Aujourd’hui leur vie est comme « cachée » en Jésus. Au moment de notre mort nous seront transfigurés par la gloire du Christ.

1ère lettre aux Corinthiens. Chapitre 5, versets 6b à 8.

Nous savons que la vie de certains membres de cette communauté était un véritable contre-témoignage. Paul reprend un élément liturgique de la célébration de la Pâque juive. On faisait usage de pain « azyme », c’est à dire du pain fait sans levain. On se débarrassait très soigneusement de toute trace de pain fermenté fait avec du vieux levain et aussi de toute trace de vieux levain devenu impropre à la confection du pain levé.. Paul utilise cette image du vieux levain pour exprimer les exigences de la foi au Christ ressuscité, le véritable agneau pascale : De même qu’on se débarrassait du vieux levain, il faut se débarrasser de toute perversité et de tous les vices symbolisés par le vieux levain.

Evangile selon st Jean, Chapitre 20, versets 1 à 9.

Dans « Prions en Eglise » du mois d’avril 2003( page 14),que beaucoup d’entre vous possédez, un article du Père Sevin nous donne des clés pour lire les textes évangéliques qui rendent compte de la résurrection. : Ces textes ne veulent pas nous dire ce qui s’est passé mais s’efforcent de rendre compte d’un événement qui ne peut être saisi que dans un acte de foi en soulignant fortement trois éléments :

1) celui qui est ressuscité est le même que celui qui est mort sur la croix.

2) La vie du ressuscitée est une vie radicalement différente de sa vie antérieure, animée par le « souffle », l’esprit de Dieu ; il est le premier-né d’entre les morts.

3) Par la résurrection Jésus comme homme entre dans le monde de Dieu qui est selon la façon dont à l’époque on se représentait les choses, situé au dessus du monde créé : les mots « ascension », « exaltation », « glorification » signifient la même chose : le ressuscité de Pâques est entré dans le monde de Dieu. Le mot « Seigneur » appliqué à Jésus signifie que Jésus est Dieu, le Fils de Dieu.

Quelques remarques sur cet évangile :

La mention « le 1er jour de la semaine » est un renvoi discret au livre de la genèse, au 1er jour de la création. Le jour de la résurrection est l’aube de ce jour nouveau que Jésus inaugure. « Le monde ancien s’en est allé, un jour nouveau est déjà là ». A l’époque où l’évangile est rédigé, les premières communautés chrétiennes avaient déjà l’habitude de se réunir le lendemain du sabbat. Ce jour est devenu le « jour du Seigneur », le jour qui est devenu le « dimanche » ( Dies Dominica !)

La constatation que le tombeau est vide n’est pas une preuve de la résurrection : on aurait pu voler le corps ! Mais le signe que la résurrection a été pour Jésus le passage d’un état – il était mort- à un autre- il est vivant ! Ce nouvel état ne peut être saisi que dans un acte de foi qui est celui de Jean : « Il vit et il crut ! »

Le fait que Jean souligne que les linges étaient soigneusement pliés n’est-il pas une façon de nous dire : on n’a pas voler le corps de Jésus pour faire croire qu’il était ressuscité ? Mais on nous dit que Jésus ressuscité échappe définitivement au monde de la mort et de la corruption.

homelie

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