Paroisse Saint-Jean-Baptiste de Sceaux
http://paroisse-sceaux.fr/Textes-du-Troisieme-dimanche-de
        Textes du Troisième dimanche de Carême

Textes du Troisième dimanche de Carême

Année A

  • Télécharger l'article au format PDF Imprimer cet article
  • 1er janvier 2001

Première lecture : Livre de l’Exode, Chapitre 17, versets 3 à 7

En prélude à la lecture de l’évangile, nous lisons ce récit bien connu de Moïse frappant le rocher pour en faire jaillir l’eau. Nous avons deux relations de cet épisode : celle lue ce dimanche et une seconde que l’on trouve dans le livre des Nombres (chap. 20, 2 à 11). Pour le peuple le manque d’eau est tragique : sans eau, c’est la mort. En murmurant contre Moïse c’est en fait contre Dieu que le peuple murmure. Dieu est comme mis à l’épreuve : sera-t-il capable de donner l’eau nécessaire à la survie du peuple et des troupeaux ?

Il paraît qu’il existe des rochers qui absorbent l’eau de la rosée. En les faisant vibrer il est possible d’obtenir un petit filet d’eau… Lorsque Moïse frappe le rocher il en jaillit une telle quantité que le peuple et les troupeaux ont largement de quoi satisfaire leur soif !

Dans la bible Dieu est souvent comparé à un rocher. Comme on peut prendre appui sur un rocher on peut encore plus sûrement prendre appui sur Dieu qui est fidèle.

Et selon un tradition rabbinique le rocher que Moïse avait frappé va suivre le peuple dans ses pérégrinations à travers le désert. Les psaumes feront une autre relecture de ce récit : c’est le rocher qui devient une source : ainsi on lit dans le psaume 113A, « Il change le rocher en source et la pierre en fontaine… » Isaïe, lui, écrit (43,20) « Je procure de l’eau en plein désert… » et Jérémie : « ils m’ont abandonné, moi la source d’eau vive pour se creuser des citernes lézardées qui ne retiennent pas l’eau. » Saint Paul relit, lui aussi, cet épisode :ce rocher est le Christ lui-même comme il l’explique aux Corinthiens ( I Cor. Chap. 10, 4). Le rocher d’où jaillit l’eau est devenu le Christ qui apporte l’eau vive. Nous sommes prêts pour lire l’évangile de la Samaritaine.

Psaume 94

Ce psaume était chanté lorsque les pèlerins arrivaient au Temple. Il reprend l’image du rocher mais il évoque aussi le procès intenté par le peuple à son Dieu et nous rappelle que le culte rendu à Dieu n’a aucune valeur s’il n’est pas accompagné du souci de vivre selon les commandements.. Nous serons particulièrement attentifs à la quatrième strophe…

Seconde lecture : Lettre aux Romains, Chapitre 5, versets 1&2, 5 à 8

Le passage de cette lu ce dimanche précède celui que nous avons lu le 1er dimanche de Carême. Pourquoi avoir omis les versets 3&4 ? Quoiqu’il en soit l’espérance en Dieu ne peut pas nous tromper puisque l’amour de Dieu a été répandu dans nos cœurs par l’Esprit saint qui nous est donné. L’évangile comparera ce don à l’eau vive que Jésus offrira à la Samaritaine, cette eau qui jaillit du côté ouvert de Jésus sur la croix ( Jean 19, 34). Soulignons quelques passages :

« justes par la foi… » Cette foi est la confiance absolue en l’amour de Dieu qui nous end justes en nous graciant de toutes nos infidélités.

« en paix avec Dieu… » C’est la paix annoncée par les anges dans la nuit de Noël. Seul Jésus peut nous la donner car Il est lui-même cette paix.

« L’amour a été répandu dans nos cœurs… » C’est le don suprême que Dieu nous fait de Lui-même par le don de son Esprit, nous communiquant ainsi sa propre vie car Il n’est qu ‘amour. Jésus dira à la Samaritaine : « Si tu savais le don de Dieu… »

« Le Christ est mort pour nos péchés… » On perçoit tout l’amour de Paul pour ce Jésus qui a bouleversé sa vie sur le chemin de Damas par la révélation de cet amour. Dieu nous aime non pas avec des mots mais avec le Cœur même de Jésus, ce Cœur brûlant d’amour pour tous les hommes.

Evangile selon saint Jean, Chapitre 4, versets 5 à 42

Cet évangile est à lire intégralement. C’est le premier des trois grands textes de st Jean lus les 3ème, 4ème et 5ème dimanches de carême ponctuant les dernières étapes de la préparation des catéchumènes qui seront baptisés dans la nuit de Pâques. Nous ne pouvons faire ici que quelques brèves remarques.

Le lieu : un puits, le puits de Jacob. Cette mention nous relie à toute l’histoire du Peuple de Dieu. Le puits, c’est aussi le lieu de rencontre des garçons et des filles, les uns faisant boire les troupeaux, les autres venant puiser de l’eau. C’est le lieu où se nouent les idylles amoureuses, les alliances d’amour, donc un lieu où peut être évoquer l’alliance d’amour que Dieu veut nouer entre Lui et tous les peuples. Nous sommes en territoire samaritain, donc une région séparée du monde juif. Jésus est venu réunir les hommes divisés entre eux et les faire entrer dans cette nouvelle alliance en son Sang…

La Samaritaine reste au niveau de la réalité matérielle de l’eau tandis que Jésus est passé au niveau de la signification symbolique de l’eau : c’est l’eau vive, image de l’Esprit Saint. Jésus le précisera au chapitre 7, versets 27 à 29) D’où le malentendu entre Lui et la Samaritaine.

C’est l’heure de midi. Ce n’est jamais à cette heure qu’on va au puits chercher de l’eau mais ce sera l’heure où Jésus sera crucifié : l’heure de la révélation plénière de l’Amour : « Il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ceux qu’on aime. » Sur la croix Jésus dira « J’ai soif » comme il le dit maintenant à cette femme étrangère..
Soyons attentif à la façon dont le dialogue progresse entre Jésus et la Samaritaine. A la demande de la femme Jésus va répondre par « Si tu savais le don de Dieu… »
Se sachant reconnue par Jésus lui disant qu’elle avait eu 5 maris ( si cette femme représente l’ensemble des samaritains il y aurait là une allusion au culte hérétique rendu justement à cinq Baals sur le mont Garizime.

Un dialogue qui va en progressant : il aboutira à la révélation que Jésus fera de lui-même à cette étrangère : « Moi qui te parle, je suis le Messie. » . Mais Jésus a une autre nourriture que les nourritures terrestres que les disciples sont allés acheter à la ville : « J’ai une autre nourriture, c’est de faire la volonté de mon Père… »

août 2017 :

Rien pour ce mois

juillet 2017 | septembre 2017

newsletter