Paroisse Saint-Jean-Baptiste de Sceaux
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        Textes du Troisième Dimanche de Pâques

Textes du Troisième Dimanche de Pâques

Année A

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  • 1er janvier 2001

Première lecture : Livre des Actes des Apôtres , Chapitre 2, versets 14 et 22b à 33

Même s’il est impossible de dire si Pierre a effectivement tenu ces propos le soir de la Pentecôte, ce discours comme les autres discours du livre des Actes est représentatif des affirmations et des arguments de la première prédication apostolique. Ils comportent toujours l’affirmation du message pascal, un rappel des activités de Jésus et une référence aux Ecritures lorsque ces discours s’adressent à des juifs. Ce qui est le cas pour ce premier discours au soir de la Pentecôte. Une fois encore, il faut le relire dans son intégralité.

Les versets 25 à 28 sont une longue citation du psaume 15. Il faut aussi se souvenir du chapitre 7 du second livre de Samuel où nous est rapporté la promesse faite par le prophète Nathan à David : susciter un messie dans la descendance du roi. Avec la résurrection de Jésus se réalise toute l’espérance prophétique : Il est bien le messie annoncé. L’évangile nous dira cela en parlant de Jésus comme « du fils de David ». Le don de l’Esprit Saint est lié à la résurrection de Jésus. C’est ce que saint Jean avait dit lorsqu’il évoque Jésus se donnant à voir aux siens le soir du Premier Jour de la semaine…( Jean, 20, 22…)

Psaume 15

Ce psaume a bien sa place dans la liturgie de ce dimanche. Il est attribué à David. C’est un psaume de confiance. Faisons nôtre cette prière et que nous puissions dire nous aussi « Je n’ai d’autre bonheur que toi ! »

Seconde lecture : Première lettre de Pierre, Chapitre 1, versets 17 à 21

Une fois encore je vous invite à relire dans un nouveau testament les différents passages de cette lettre dont nous lisons des extraits tout au long des dimanches de Pâques car dans les lectures qui nous sont données chaque dimanche on a fait des coupures qu’on peut parfois regretter.

Le Sang du Christ est à la fois symbole de la vie divine que Jésus ressuscité nous communique par le don de son Esprit et celui de l’amour que Jésus porte à chacun de nous.

Les « derniers temps » peuvent se comprendre de deux façons : parce qu’avec la résurrection de Jésus nous sommes entrés dans les temps nouveaux, le Seigneur venant faire toutes choses nouvelles, et aussi parce que selon la mentalité de l’époque à la manifestation du Messie était liée la fin du temps. Les premières communautés chrétiennes ont vécu dans l’attente fébrile du retour du Christ et du Jugement dernier !

La résurrection de Jésus est source d’espérance car elle est la certitude de notre propre résurrection. Pierre en témoigne et avec lui tous les autres apôtres.

Evangile de Jésus Christ selon saint Luc, Chapitre 24, versets 13 à 35

Merveilleuse catéchèse : à travers un récit plein de vie, nous avons une leçon de catéchisme au sujet de l’eucharistie qui, à l’époque où Luc rédigeait son évangile était l’acte essentiel de chaque communauté de chrétiens rassemblés autour du Seigneur. Ne cherchez pas le village d’Emmaüs sur une carte. On en connaît au moins trois. C’était des lieux plus ou moins faciles d’accès suivant les époques où on relisait le très beau parcours de ces deux pèlerins qui sont chacun de nous. Je me contenterai de souligner trois phrases-clés :

« Notre cœur n’était-il pas tout brûlant tandis qu’Il nous parlait sur la route… » Il fallait ce cheminement éclairé par la parole de Dieu pour que les deux disciples prennent lentement conscience de la présence de Jésus. Importance pour nous aujourd’hui de cette liturgie de la parole qui est le premier volet de chacune de nos célébrations. Jésus est le Verbe de Dieu, la Parole vivante de Dieu et toute la bible nous parle de Lui. A chaque messe, la liturgie de la parole nous prépare à la rencontre avec Jésus dans le partage du Pain.

« Reste avec nous car il se fait tard… » Imaginez un instant que les deux disciples aient laissé leur mystérieux compagnon suivre son chemin. Il ne se serait rien passé ! Ils ne savaient pas qui il était. C’était encore pour eux un étranger, un inconnu. Ils l’ont invité. Il n’y a aujourd’hui de rencontre possible avec le Christ qu’avec ceux et celles que le Seigneur met sur notre chemin, fussent-ils des étrangers ! C’est tout l’évangile. Relisez le chapitre 25 de st Matthieu. La messe est toujours une action vécue dans une communauté. C’est elle qui célèbre la présence du Ressuscité.

« Ils le reconnurent à la fraction du Pain… » Mais cette reconnaissance n’a pu se faire que parce qu’il y avait eu les deux étapes précédentes. La « fraction du Pain » fait allusion au fait que Jésus a rompu le pain avant de le partager aux siens comme signe qu’il allait donner sa vie pour la vie du monde.

Nous avons toute la messe : on se rassemble en s’accueillant mutuellement, on partage la Parole et on refait par le prêtre qui agit au Nom du Seigneur les gestes de Jésus au soir du Jeudi Saint. Nous sommes au cœur de notre vie chrétienne.

Et notons qu’immédiatement après nos deux voyageurs sont revenus en hâte à Jérusalem pour partager leur joie avec les leurs. Chaque messe nous renvoie vers les autres pour que nous leur apportions ce message de l’évangile qui transforme nos vies et la vie du monde…

Aujourd’hui encore Jésus chemine avec nous sur la route de nos vies mais nous ne savons pas toujours le reconnaître !

homelie

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