Paroisse Saint-Jean-Baptiste de Sceaux
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        Textes du Dimanche des Rameaux

Textes du Dimanche des Rameaux

Année C

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  • 1er décembre 2000

Ce dimanche est comme un portail d’entrée dans la semaine sainte au cours de laquelle nous allons revivre la Pâque du Seigneur Jésus : son entrée dans la Gloire par le passage à travers la mort sur la croix.

La messe de ce jour est précédée par l’évocation de l’entrée de Jésus à Jérusalem telle qu’elle nous est rapportée par l’évangéliste Luc (chapitre 19, 28 à 40). Après les préparatifs (versets 29 à 34), le cortège se met en route, formé de la foule des disciples qui acclament Jésus en reprenant l’annonce des anges aux bergers dans la nuit de Noël… (versets 35 à 38). Mais des pharisiens s’indignent. Jésus leur répond par une fin de non-recevoir (versets 39 & 40.) Il faudrait lire la suite du récit que ne nous donne pas le lectionnaire : Jésus pleurant sur sa ville, sur Jérusalem qui sera détruite. Cela se réalisera en 70 après Jésus Christ.

Première lecture : Livre d’Isaïe, chapitre 50, versets 4 à 7.

Nous savons que les chapitres 40 à 55 ont été rédigés par un lointain disciple du prophète pour soutenir le moral des juifs déportés à Babylone après la ruine de Jérusalem en 587. Nous avons ici le début du troisième des cinq poèmes du « Serviteur ». Ce dernier est un personnage mystérieux qu’on a du mal à identifier. Mais les premiers chrétiens en relisant ces textes y ont vu en filigrane la figure de Jésus qui avait lui-même revendiqué ce titre de « serviteur ».

Psaume 21.

Jésus a lui-même prié ce psaume sur la croix. Il exprime la souffrance du juste persécuté, abandonné de Dieu, ce silence intolérable de Dieu au calvaire. Mais il dit aussi l’inébranlable confiance du Juste qui pressent l’exaltation pascale…

Seconde lecture : Lettre aux Philippiens, chapitre 2, versets 6 à 11.

Ces versets constituent un très ancien hymne liturgique que Paul insère dans cette lettre. Il y a là comme un résumé de toute la passion qui, à travers l’abaissement de la mort sur la croix conduit Jésus à la gloire de la résurrection.

Evangile de Jésus Christ selon Saint Luc. Le récit de la Passion, chapitre 22, versets 14 au chapitre 23, verset 56.

Nous savons que Luc n’a pas été témoin des faits qu’il rapporte. Il utilise d’une part l’évangile rédigé par saint Marc et d’autre part un certain nombre de documents dont certains lui sont propres. Nous savons aussi que Luc s’adresse à des chrétiens non juifs, venus du « paganisme » qui sont menacés par les persécutions et les tentations du monde païen. Luc nous donne une « histoire » du salut en Jésus Christ. C’est un théologien et non pas un journaliste. Si à l’aide d’une « synopse » - édition des 4 évangiles mis en parallèle – on compare en particulier les trois récits de la passion selon Matthieu, Marc et Luc on remarque que ce dernier organise son récit avec beaucoup de liberté : il déplace, ajoute, supprime car il veut prolonger l’enseignement qu’il a donné tout au long de son évangile. Il minimise le rôle des autorités romaines, la lâcheté des apôtres. Le Jésus de Luc est un Jésus qui révèle un Dieu de tendresse et de pitié, venu sauver ce qui était perdu.

Sur la croix, Jésus dira :

« Père, pardonne-leur car ils ne savent pas ce qu’ils font. »
« En vérité je te le dis, AUJOURD’HUI, tu seras avec moi dans le paradis » en s’adressant au bon larron.
« Père, entre tes mains je remets mon esprit. »

Si Jésus est mort librement c’est bien parce qu’au cœur de Jésus brûlait un immense amour et pour ce Dieu qu’il appelait « son Père » en ajoutant « qu’Il est aussi notre Père. » et aussi pour tous les hommes ses frères. Le royaume dont il rêvait était un royaume où chacun aurait sa place, un monde juste et fraternel. L’idée qu’il se faisait de Dieu voulant des adorateurs « en esprit et en vérité » l’a conduit à remettre en cause la conception que les docteurs de la Loi se faisaient de la pratique de cette Loi, en particulier au sujet du sabbat. Jésus remet également en cause la place et le rôle des sacrifices, reprenant à son compte le message des grands prophètes du Premier Testament. Enfin par ses paroles comme par ses actes il remet aussi en cause l’ordre social établi. Il heurte ainsi de front les autorités religieuses et politiques. Pour elles, il était devenu un homme dangereux. Il a voulu dire la Vérité, il a été mis à mort ! Mais en le ressuscitant d’entre les morts, Dieu son Père lui donna raison et nous confessons aujourd’hui qu’en Jésus Dieu est venu partager notre vie pour nous partager sa Vie, faire de nous des fils et des filles de Dieu, tous solidaires. Il est bon au seuil de cette semaine sainte de nous le rappeler.

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