Paroisse Saint-Jean-Baptiste de Sceaux
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Textes du Dimanche de Pâques

Année A

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  • 1er janvier 2001

Remarque. Après sa mort au matin de Pâques et durant un certain temps, Jésus s’est donné à « voir » vivant . Il était à la fois pour ces témoins le même, celui avec qui ils avaient cheminé sur les routes de Palestine et qui avait été crucifié, qui étant mort avait été mis au tombeau, et en même temps différent, puisque par sa résurrection Il entrait dans le monde de Dieu. Comment dire cette expérience qui était unique ? avec quels mots ? Ce monde ne peut pas être appréhendé par le mode de connaissance normale : l’expérience concrète, par les sens, mais seulement par la foi ( voir la réflexion sur ce sujet dans la Flèche du dimanche des Rameaux .)

Première lecture : Livre des Actes des Apôtres , Chapitre 10, versets 34a et 37 à 43

Comme toujours il est bon de relire ce passage dans son contexte : tout le début du chapitre 10. Pierre, poussé par l’Esprit Saint , à la suite d’une vision a compris que les « païens » pouvaient eux aussi accueillir le message de l’évangile. En arrivant chez le centurion Corneille Pierre rend compte de cette expérience bouleversante qu’a été la résurrection du Seigneur. Il affirmant comme il peut le réalisme de la résurrection et aussi annonce les conséquences de celle-ci : le pardon des péchés que Jésus a acquise par son extraordinaire amour manifesté par l’acceptation de sa mort sur la croix. Bien que romain, et probablement comme tous ses paires, formé aux religions à mystères, Corneille croit. Il fait une totale confiance au témoignage de Pierre : il a trouvé en Jésus ce qu’il cherchait sans le savoir. Sa vie en sera changée…

Psaume 117

Ce psaume était chanté lors des grandes liturgies qui rassemblaient le Peuple sur l’esplanade du Temple. C’est un psaume d’action de grâce. Les versets choisis nous disent les motifs de la venue de Jésus, de sa mission, de sa passion et de sa résurrection : l’amour inlassable d’un Dieu qui veut faire alliance avec les hommes et leur partager sa vie… Jésus est cette pierre rejetée par les bâtisseurs qui devient la pierre d’angle sur lequel s’appuie le nouveau Temple de Dieu : nous sommes les pierres vivantes de ce Temple.

Seconde lecture : Lettre de st Paul aux Colossiens, Chapitre 3, versets 1 à 4

Pour comprendre ce texte, il faut se rappeler la façon dont le baptême était célébré dans les premiers temps de l’église : le catéchumène était plongé, immergé dans l’eau de la cuve baptismale . Il passait ainsi symboliquement à travers la mort du Christ pour participer à sa résurrection. Il faut relire dans la lettre aux Romains, le chapitre 6, versets 3 à 11.. Nous sommes déjà ressuscités avec le Christ, introduits dans la Vie nouvelle des enfants de Dieu. La résurrection, c’est aujourd’hui et nous avons à vivre ce que nous sommes.

Lecture de l’Evangile selon saint Jean, Chapitre 20, versets 1 à 9

Dans la première lecture Pierre témoigne de la résurrection de Jésus. Ici, nous en avons le premier témoin et c’est une femme ! . Elle se fait le porte-parole du groupe des saintes femmes. Elle ne dit pas : « son corps a disparu, donc il a été volé… » Elle dit : « On a enlevé le Seigneur… » D’une certaine façon, elle a raison : la mort ne pouvait garder le Seigneur car elle n’a pas de prise sur lui.. Elle avertit Pierre et Jean, Jean, celui que Jésus aimait !

Jean s’efface pour laisser la place à celui qui aura la lourde tâche de conforter ses frères dans la foi. C’est ce qu’il fera par exemple vis à vis du centurion Corneille.

Faisons quelques remarques sur ce passage d’évangile :
Le premier jour de la semaine. Les 4 évangiles soulignent ce fait. Ce jour deviendra notre dimanche.
La course au tombeau. Elle est à lire d’une façon symbolique. Jean n’est pas meilleur coureur que Pierre. Mais l’évangile de Jean est rédigé à une époque où la prééminence de Pierre est déjà reconnue.
Il vit et il crut. Pierre en reste à la constatation du fait que le tombeau est vide et que les linges qui ont servi à l’ensevelissement de Jésus sont là, correctement pliés. Ce détail explique que le corps de Jésus n’a pas pu être subtilisé au cours de la nuit. On aurait fait les choses rapidement sans prendre le soin de plier les linges soigneusement… Jean , poussé par son amour pour le Seigneur franchit l’espace qui sépare de l’expérience visible de la foi et qui permet de voir l’invisible.
La finale de notre lecture. Tous les évangélistes soulignent que les apôtres mettront du temps à réaliser que Jésus est réellement ressuscité et vivant par delà la mort… et nous aussi !

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