Paroisse Saint-Jean-Baptiste de Sceaux
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        Textes du Deuxième Dimanche de Pâques

Textes du Deuxième Dimanche de Pâques

Année A

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  • 1er janvier 2001

Première lecture : Livre des Actes des Apôtres , Chapitre 2, versets 42 à 47

Le soir de la Pentecôte, Pierre s’était adressé à la foule rassemblée autour du Cénacle et avait annoncé le message de Pâques : Jésus, mort et ressuscité est Christ ou Messie et Seigneur. En lui Dieu se révèle comme un père qui aime ses enfants. Par le don de l’Esprit saint nous avons le pardon de nos péchés et nous participons à cette alliance d’amour que Dieu veut nouer par Jésus Christ entre lui et tous les hommes.. Relisez dans les Actes le début du chapitre 2…

De cette annonce est née la première communauté chrétienne rassemblée autour du Ressuscité, première ébauche de ce que sera aujourd’hui notre Eglise, l’Eglise de Jésus Christ.. L’auteur des Actes nous en fait un tableau idyllique ! Voilà ce que devrait être toute communauté chrétienne, à commencer par la nôtre, celle qui est à Sceaux.

Les quatre éléments qui structurent un communauté chrétienne sont clairement indiqués

  • l’enseignement des apôtres : ce qui correspond aujourd’hui à la catéchèse des enfants comme des adultes.
  • La communion fraternelle : une communauté fraternelle, accueillante où se vit un réel partage, le service, le pardon…
  • La « fraction du Pain » : c’est notre masse. Dès le début la messe a été l’acte essentiel de toute communauté chrétienne réunie autour de son Seigneur pour le partage du Pain de la Parole et du Pain de la Vie.
  • La prière : Les toutes premières communautés chrétiennes participaient à la prière au Temple ou à la synagogue. Aujourd’hui c’est la prière commune et la prière de chacun.

Cette première lecture pourrait servire comme d’une grille pour relire ce que nous vivons au sein des communautés chrétiennes dans lesquelles nous vivons…

Psaume 117

Ce psaume était chanté au Temple pour remercier le Seigneur d’être intervenu en faveur de son peuple, face à une situation difficile. La liturgie chrétienne en a fait le psaume pascale par excellence. La pierre rejetée par les bâtisseurs est le Christ crucifié devenu par sa résurrection la pierre d’angle sur laquelle prend appui toute l’église .

Pâques est vraiment le Jour du Seigneur. Chaque dimanche, nous célébrons le mystère pascal.

Seconde lecture : Première lettre de l’apôtre Pierre, Chapitre 1, versets 3 à 9

Au cours des messes de tous les dimanches de Pâques nous lisons des passages de cette lettre. Laissons aux exégètes les discussions pour savoir si, oui ou non, cette lettre est de l’apôtre ou d’un disciple qui a mis son écrit sous le patronyme de Pierre. Ce qui est sûr, c’est que cette lettre est un texte inspiré qui nous donne de précieux enseignements sur ce que vivaient les premières communautés chrétiennes.. Cette lettre s’adressait à des chrétiens vivant dans l’actuelle Turquie.

Par le baptême nous sommes « renés » à la vie en Jésus Christ : entendons cet appel quinous est adressé à vivre dans la joie ce que nous sommes par notre baptême. C’est à nous que s’adresse la béatitude de Jésus que nous allons trouver dans l’évangile : « Bienheureux ce qui ont cru sans avoir « vu »… »

Evangile de Jésus Christ selon saint Jean, Chapitre 20, versets 19 à 31

Nus avons deux récits de manifestation de Jésus qui se donne à voir aux siens, chaque fois, le « premier jour de la semaine ». Ce premier jour est notre dimanche., le lendemain du Sabbat (le samedi). Nous sommes nous aussi rendu présents au Christ Ressuscité lorsque le dimanche, nous sommes réunis en son Nom et que nous refaisons les gestes du sacrifice eucharistique qu’Il nous a laissé au soir du Jeudi Saint.

L’évangéliste souligne très fortement l’identité du ressuscité de Pâques : c’est bien le crucifié du Vendredi Saint. Il souligne aussi la réalité des manifestations du Seigneur : ce n’est ni un fantôme, ni un personnage de rêve : il porte sur Lui les traces de sa passion. Le Seigneur est à la fois le même et différent puisqu’il n’évolue plus dans notre monde spatio-temporel mais dans le monde de Dieu qui ne nous est accessible que dans l’acte de foi.

Remarquons qu’au don de l’Esprit est lié la rémission des péchés. Pierre dira la même chose le soir de la Pentecôte. L’envoie en mission est également lié à ce don. C’est en leur communiquant son propre souffle que Jésus leur fait ce don de l’Esprit. Le verbe employé pour exprimer ce don est le même qui est employé dans le récit de la création de l’homme au chapitre 2, verset 7 du livre de la genèse, lorsque Dieu insuffle son propre souffle à l’homme qu’il vient de modeler avec la glaise du sol. Avec la résurrection nous sommes dans le monde nouveau, la nouvelle création…

C’est nous qui sommes les bénéficiaires de la béatitude que Jésus promet à ceux qui croiront sans avoir « vu » Si nous n’avons plus aujourd’hui les « signes » que Jésus a donnés au siens en se manifestant à eux durant un certain temps après sa résurrection, nous avons tout de même d’autres « signes » de la présence et de l’action du Ressuscité au milieu de nous : les communautés chrétiennes qui depuis 2000 ans continuent encore aujourd’hui de se réunir au Nom du Seigneur Jésus.

homelie

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