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        Textes du Cinquième dimanche de Carême

Textes du Cinquième dimanche de Carême

Année A

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  • 1er janvier 2001

Les trois lectures de ce dimanche nous parlent résurrection. Elles nous apportent un enseignement important dans notre marche vers Pâques puisque par notre baptême nous participons déjà à la grâce de la résurrection. Comme le dit Saint Paul : « Plongés dans la mort du Christ, nous sommes déjà ressuscités avec Lui. » (Lettre aux Romains, chap.6 versets 2…)

Première lecture : Livre du prophète Ezéchiel , Chapitre 37, versets 12 à 14

Cette lecture, choisie pour nous préparer à l’écoute de l’évangile est la suite de la vision dites des « ossements desséchés ». Le prophète voit dans une vallée un tas d’ossements desséchés sur lesquels, à l’ordre de Dieu, il prophétise : que ces ossements redeviennent des êtres vivants et c’est ce qui se produit. Ils deviennent une immense armée, toute la maison d’Israël.

Ezéchiel s’adressait à son peuple dont l’élite était déportée à Babylone. Il apporte un message d’espérance. A cette époque le concept de résurrection des morts est impensable. Cette vision et, à sa suite, le message que nous entendons ce dimanche est une parole d’espérance adressée aux déportés. Le retour d’exile est exprimé par l’image du tombeau ouvert.

Pour nous qui relisons cet oracle après la résurrection du Seigneur, ce message est aussi un message d’espérance : le tombeau ouvert et trouvé vide après la résurrection annonce notre propre résurrection. Au soir de la résurrection Saint Jean nous dit que Jésus , souffla sur les apôtres pour leur signifier le don de son Esprit et leur annoncer la rémission des péchés ( lire évangile de Jean : 20, 22 & 23) . Ainsi, se réalise la promesse de Jésus : « je mettrai en vous mon Esprit et vous vivrez ».

Psaume 129

Ce psaume fait partie du recueil des psaumes dits « des montées » chantés par les pèlerins arrivant en vue de Jérusalem. C’est un psaume d’espérance en la miséricorde infinie de Dieu. Le priant dit sa confiance en l’amour du Seigneur. Du singulier et du conditionnel (écoute mon appel…si tu retiens les fautes) le psalmiste passe au futur et au pluriel ( C’est Lui qui rachètera Israël de toutes ses fautes…) Qu’il nous aide à faire nous aussi ce passage.

Seconde lecture : Lettre de st Paul aux Romains, Chapitre 8, versets 8 à 11.
Pour la troisième fois depuis le début du carême nous lisons un passage de cette lettre aux Romains. Nous sommes au terme d’un enseignement de l’apôtre sur le baptême, les chapitres 6 , 7 et 8 qui seraient à relire . Jusqu’ici Paul n’a pas parlé explicitement de l’Esprit Saint. Il en parle maintenant. Au chapitre 7, l’apôtre parle au singulier ( le péché isole et nous referme sur nous même). Maintenant, au chapitre 8, il parle en disant « nous » car une des fonctions de l’Esprit est de nous mettre en communion fraternelle les uns avec les autres. Le baptême est le signe que l’Esprit de Jésus nous est communiqué et nous fait vivre à la manière de Jésus.

Une question de vocabulaire : la chair pour Paul qui reste un sémite ( même s’il possède la compréhension de la culture grecque) est l’homme tout entier dans son état normal, c’est à dire avec ses faiblesses physiques et morales et voué à la mort. Paul dans son raisonnement joue sur les deux couples : chair- mort et Esprit-résurrection.

Un verset à retenir : le verset 11.

Evangile selon saint Jean, Chapitre 11, versets 1 à 45

Comme les deux précédents récits, celui de la samaritaine et celui de l’aveugle-né, ce récit est à lire en entier. Il faut également se rappeler que cet évangile comme tous les autres a été écrit après la résurrection de Jésus . Il est l’expression de la foi de la communauté johannique. A travers ce récit, c’est un enseignement qui nous est donné qui est exprimé au verset 11 de la seconde lecture de ce jour : « ..et Celui qui a ressuscité Jésus d’entre les morts donnera aussi la vie à vos corps mortels par son Esprit qui habite en vous. »

La résurrection de Lazare , ce nom signifie « Dieu a pitié », est le septième des signes accomplis par Jésus dans l’évangile de Saint Jean qui emploie ce mot de « signe » de préférence au mot de « miracle »

Nous sommes à Béthanie, à l’est de Jérusalem à l’est du mont des Oliviers.

Suivons le récit en nous identifiant aux différents personnages qui sont autour de Jésus qui, lui, est au centre du récit.

Jésus et les disciples (11, 7 à 16). Ce dialogue forme un tout : il commence par « …Il dit aux disciples, allons en Judée… et se termine par « …Thomas dit aux disciples, allons et mourons avec Lui. ( c’est ce qu’on appelle une « inclusion », procédé littéraire qui servait à délimiter un paragraphe à une époque où on ignorait les signes de ponctuation.) Jésus leur donne un enseignement utilisant le thème de la lumière car ils n’avaient pas compris ce qu’il avait voulu leur dire au verset 4 : « Cette maladie ne conduit pas à la mort… ». Lazare pourra s’éveiller à la voix de Jésus. Eclairés par la parole de Jésus, les disciples nous montrent ce que c’est que d’être disciple de Jésus : celui qui marche à la suite du Maître : « Allons-y, nous aussi pour mourir avec Lui. ». Les évangiles synoptiques nous disent que le disciple est celui qui marche à la suite de Jésus et qui prend sa croix avec Lui.

Jésus et Marthe (11,17 à 27). On est maintenant sur le chemin de Béthanie. Marthe est face à Jésus.. Pour elle Jésus est un homme de Dieu. Comme Elie et Elisée ( voyez I Rois 17, 17-24 et 2 Rois 4, 18-37) il a le pouvoir de redonner la vie. Au sens stricte du mot la « résurrection de Lazare n’en n’est pas une, c’est une réanimation. Mais, de fait, Dieu seul peut redonner la vie, agissant à travers la parole du prophète. Devant la foi de Marthe Jésus se révèle : il est plus qu’Elie ou Elisée. Il est lui-même la Parole vivante de Dieu : Jésus est Dieu . Et c’est ce que confesse Marthe et nous avec elle : « Oui, Seigneur, je crois que tu es le Messie, le Fils de Dieu… »

Jésus et Lazare (11, 38 à 45) Jésus s’est retrouvé lui-même. Il sait qui il est et le manifeste :

  1. par sa prière : il se sait en totale communion de pensée et d’action avec son Père.
  2. par son autorité : il donne des ordres : « Enlevez la pierre.. », « Déliez –le… » Jésus est celui qui libère l’homme de la mort et de tout ce qui l’enchaîne.
  3. par son intervention efficace. Puisqu’il est la Parole vivante de Dieu. Sa parole réalise ce qu’elle exprime : « Il cria d’une voix forte : Lazare vient dehors. » Et c’est ce qui se passe.

Pour finir, notons quelques versets :

  • « Moi, je SUIS la résurrection et la vie… » (v. 25)
  • « Le Maître est là et il t’appelle… » (v ;28)
  • Alors Jésus pleura…(v.35)
  • « Enlevez la pierre, viens dehors.. » (v. 39, 43)

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