Paroisse Saint-Jean-Baptiste de Sceaux
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        Textes du 6ème dimanche du temps ordinaire

Textes du 6ème dimanche du temps ordinaire

Année C

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  • 1er décembre 2000

Première lecture : Livre de Jérémie, chapitre 17, versets 5 à 8.

Nous avons déjà rencontré le prophète Jérémie (voyez la première lecture du 4ème dimanche du temps ordinaire, le 28 janvier). La lecture de ce jour est un court poème de type sapiential qui reprend un thème souvent exprimé dans la Bible : la comparaison entre ceux qui mettent leur confiance en Dieu, les « justes » et les « impies » qui mettent leur confiance uniquement dans les valeurs terrestres. En lisant ce texte, il faut nous rappeler le sens des mots « chair » et « cœur » : La « chair » en tant que partie prise pour le tout désigne l’homme dans sa faiblesse et ses limites de créature. Le « cœur » est l’organe de la décision, le lieu de la responsabilité.

L’arbre vert symbolise la Thora, la Loi (notre Pentateuque).

Historiquement ces thèmes ont été développés à l’époque où la séduction de la civilisation grecque menaçait les valeurs de sagesse de la Thora.

Psaume 1.

Le psaume choisi pour ce dimanche développe le même thème que la première lecture. C’est une invitation qui nous est faite méditer aujourd’hui les valeurs l’évangile pour les vivre au quotidien.

Evangile de Jésus Christ selon saint Luc. Chapitre 6, versets 17, 20 à 26.

Du chapitre 5 dont nous avons lu le début dimanche dernier, nous passons au chapitre 6, verset 17. Depuis la pêche miraculeuse, il s’est passé beaucoup de choses : la guérison d’un lépreux puis celle du paralytique de Capharnaüm qui provoque une discussion sur le pouvoir qu’a Jésus de remettre les péchés, l’appel de Lévi (Matthieu) et enfin l’appel des 12 apôtres. Jésus redescend de la montagne avec les siens, entouré d’une foule nombreuse venue pour l’entendre et se faire guérir de ses maladies (versets 18 & 19 non lus dans le lectionnaire). Il ne faut pas oublier à qui s’adresse l’évangile de Luc : des chrétiens venus en majorité du « paganisme », des grecques imprégnés des valeurs de l’hellénisme. Ils sont persécutés et sans cesse tentés de revenir à leurs anciennes valeurs.

Le mot « maintenant » répété 4 fois concerne non pas les contemporains de Jésus mais les destinataires de l’évangile, hier les chrétiens convertis du paganisme, aujourd’hui, chacun de nous qui vivons dans un milieu étranger aux valeurs de l’évangile et souvent hostile.

Les « malheureux » ne sont pas les victimes d’une sorte de malédiction mais l’objet d’une lamentation. Le mot grec qui correspond au terme de « malheureux » évoque les lamentations que faisaient entendre les pleureuses lors d’un enterrement.

Les « pauvres » sont à comprendre comme ceux qui sachant leurs faiblesses et leurs limites mettent toute leur confiance en Dieu et pratiquent la mise en commun de leurs biens (Luc est aussi l’auteur des Actes des Apôtres : relisez dans ce livre, chapitre 2, 42….)

Seconde lecture : Première lettre aux Corinthiens, chapitre 15, versets 12, 16 à 20.

Nous continuons la lecture du chapitre commencé dimanche dernier. Certains Corinthiens très marqués par les conceptions grecques au sujet des rapports du « corps » et de l’ « âme » ne pouvaient concevoir la possibilité d’une résurrection des corps. Celle-ci était impensable pour une mentalité grecque. Le raisonnement de Paul est simple : Si on ne ressuscite pas, Jésus lui non plus n’est pas ressuscité. Or la résurrection de Jésus est au cœur de la foi chrétienne. Si le Christ n’est pas ressuscité, vaine est notre foi. Sans la résurrection l’œuvre du Christ est sans valeur, le péché n’a pas été éliminé car la mort continue à régner dans le monde. Paul avait fait sur le chemin de Damas l’expérience de la résurrection de Jésus : ce Jésus qu’il persécutait en persécutant les chrétiens est vivant par delà la mort. C’est sur la foi des apôtres et Paul est l’un d’eux, que se fonde notre foi en la résurrection. Depuis 2 000 ans l’église c’est à dire nous, témoigne que Jésus est ressuscité, il est le Sauveur.

homelie

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