Paroisse Saint-Jean-Baptiste de Sceaux
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        Textes du 5ème dimanche de carême

Textes du 5ème dimanche de carême

Année B

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  • 1er décembre 2002

Première lecture : 2ème Livre de Jérémie, Chapitre 3, versets 31 à 34.

Le ministère du prophète Jérémie se situe avant celui d’Ezéchiel et de l’auteur de la seconde partie du livre d’Isaïe. Sa mission fut d’annoncer la catastrophe qui menaçait le Peuple de Dieu : la prise de Jérusalem qui sera vue comme un châtiment de Dieu à cause du péché du Peuple qui n’a pas répondu ni aux appels à la conversion adressés par le prophète et ni aux efforts de réforme du roi Josias après la découverte du livre du deutéronome dans le temple. Voyez le récit de cette découverte dans le chapitre 22 ,3 du second livre des Rois.

Les versets lus ce dimanche constituent comme le sommet spirituel du livre de Jérémie.

Nous avons ici le seul passage du 1er testament où il est question d’une nouvelle alliance. Elle trouvera sa réalisation dans le second testament : lors de l’institution de l’eucharistie Jésus dira : « voici le sang de la nouvelle et éternelle Alliance qui sera versé pour la rémission des péchés ». Ce qui caractérise cette nouvelle alliance annoncée par le prophète est son intériorité et le pardon des péchés, souligné ensuite par Ezéchiel : 36 ,25 à 27 et repris par l’auteur de la lettre aux Hébreux, chapitre 8, 8…. La première alliance scellée par Moïse dans le sang d’une victime, (voyez livre de l’Exode 24, 8) a été rompue par l’homme lui-même. Nous voyons que Dieu arrive toujours à ses fins ! Son amour aura le dernier mot de l’histoire humaine.

Psaume 50.

Ce psaume est attribué au roi David après sa faute avec Bethsabée. (2 Samuel 11 1 12). On y retrouve les thèmes de la 1ère lecture.

Seconde lecture : Lettre aux Hébreux Chapitre 5, versets 7 à 9.

Le Christ n’a pas triché avec sa condition humaine. Il en a acceptée les limites et il a connu l’angoisse devant l’avenir tragique qui s’annonçait à Lui. Il. va obéir par amour et dans une absolue confiance en son Père. C’est par cet amour vécu jusqu’au bout (voyez st Jean 13, 1) qu’il devient source de salut pour tous les hommes.

A première vue, il n’a pas été exaucé comme cela est dit au verset 7 puisqu’il a été mis à mort. Mais Dieu son Père le justifiera par sa résurrection d’entre les morts. Ce texte est très proche de l’hymne de la lettre aux Philippiens que nous lirons le jour des Rameaux (Phil 2, 8-9)

Lecture de l’Evangile selon saint Jean, Chapitre 12, versets 20 à 33.

Cet évangile est comme un prélude à la semaine sainte. Nous sommes selon la chronologie de l’évangile de Jean à quelques jours de la Pâque juive, après l’entrée messianique de Jésus à Jérusalem. C’est maintenant l’heure de Jésus. Jusqu’alors ce n’était pas encore son heure. Voyez par exemple aux noces de Cana (Jean 2…).

Philippe et André étaient déjà intervenus au moment des premières rencontres de Jésus avec ceux qui deviendront ses premiers apôtres (Jean 1…).

Jean met ici la prière de Jésus au jardin de Gethsémani dont il ne parle pas à l’encontre des évangiles synoptiques : « Père délivre moi de cette heure…. »

Avec la parabole du grain de blé on peut penser à celle du semeur. Jésus reprendra sa demande « Père, glorifie ton Fils.. » au début de sa grande prière qui termine le discours après la Cène (chap17 1) et la voix du Père se fera entendre avec l’image traditionnelle dans la bible du tonnerre. Avec la fin de notre évangile on retrouve l’image du serpent d’airain évoquée à la suite de l’entretien avec Nicodème : « lorsque j’aurai été élevé de terre, j’attirerai à moi tous les hommes » ; Relisez Jean 3,14. Si Jean insiste tellement sur la signification de la croix, c’est parce c’était un poteau d’infamie qui devient l’instrument par lequel s’établit la communication entre le Ciel et la terre. Le verbe « élever » a une double signification : élever sur la croix, et élever dans la gloire.

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