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        Textes du 4ème dimanche de l’Avent

Textes du 4ème dimanche de l’Avent

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  • 1er janvier 2001

Première lecture : Lecture du Prophète Isaïe, Chapitre 7, versets 10 à 16

Ce chapitre 7 fait partie de la section du livre d’Isaïe appelée le « Livre de l’Emmanuel »(chapitres 6 à 12) dans lequel est annoncée au roi Achaz la naissance d’un héritier qui assurera la continuité de la royauté . Les chrétiens en relisant ces oracles à la lumière de l’évangile verront dans cet héritier une annonce du Messie.

Devant les menaces d’invasion, la foi du roi était chancelante. Relisez au 2ème Livre des Rois, chapitre 16). Le prophète lui propose de demander un signe à choisir parmi des phénomènes cosmiques. Israël voyait dans les tremblements de terre ( au fond des vallées) ou dans les orages ( au sommet des montagnes) une manifestation de la Toute Puissance de Dieu. Achaz refuse car on peut penser qu’à travers ce signe, il serait obligé de changer de conduite. C’est d’ailleurs ce qu’Isaïe va lui reprocher en s’adressant à la « maison de David », c’est à dire la famille et la cour royales : non seulement vous fatiguez les hommes en leur imposant de dures corvées et de lourdes taxes , mais vous fatiguez Dieu, vous le décevez. Et c’est ce très beau texte plein d’espérance : la jeune femme, la reine, est enceinte et l’enfant qu’elle va mettre au monde recevra le nom d’EMMANUEL c’est à dire « DIEU AVEC NOUS ». De fait, il s’appellera Ezéchiaz. Il sera un roi pieux et manifestera la bienveillance de Dieu envers son peuple. Cet oracle serait à dater de l’an 735. Voyez ce même chapitre 16 du second livre des Rois.

En relisant aujourd’hui ce texte nous nous préparons à l’écoute de l’évangile.

Psaume 23

Il faudrait lire ce psaume en entier et on peut se demander pourquoi le lectionnaire n’en a retenu que les 3 premières strophes. Ce psaume était sans doute chanté lors de l’ouverture des portes du Temple. Il fait suite au psaume 22 qui évoque le bon pasteur. Ce « lieu saint » qu’est le temple est la demeure de Dieu au milieu des hommes. Pour nous , chrétiens, le vrai temple de Dieu est Jésus lui-même ( Jean 2, 21) et par extension chaque chrétien est lui aussi le temple de Dieu : Dieu vient faire sa demeure en chacun de nous.( Jean 14, 23 et I Corinthiens 6, 19).

Seconde lecture : Lettre de saint Paul aux Romains, chapitre 1, versets 1 à 7

Texte très dense à lire et à relire. Nous lisons le début de cette lettre.

Paul fait le lien entre les annonces prophétiques , comme l’est notre première lecture, et leur réalisation. Il exprime le mystère du Fils de Dieu fait homme sous ses deux aspects :
- l’aspect humain : selon la chair, de la race de David, allusion à un titre donné souvent à Jésus en rapport avec la prophétie de Natan, ce dernier ayant promis à David la pérennité de sa dynastie ( 2ème livre de Samuel 7, 16)
- l’aspect divin : établi dans sa puissance de Fils de Dieu par sa résurrection… Mais attention, ce n’est pas la résurrection qui fait de l’homme Jésus le Fils de Dieu comme on pourrait le penser. Paul lui-même, un peu plus loin dans cette même lettre nous dira : Dieu a envoyé son propre Fils dans notre condition humaine.( Rom. 8, 3) L’évangile de Matthieu que nous allons lire comme le prologue de Saint Jean affirmeront clairement que de toute éternité Jésus est le Fils de Dieu.

Cette introduction à la lettre aux Romains nous dit deux choses :
- Paul a reçu mission d’annoncer l’évangile aux païens ;
- L’accueil de l’évangile est appelé « l’obéissance de la foi ». En grec le verbe « obéir » signifie littéralement « entendre sous » c’est à dire « entendre en se soumettant à la parole… ». Donc « croire » c’est se soumettre librement à Jésus qui la Parole de Dieu faite chair, c’est se mettre à son Ecole.

Lecture de l’évangile selon saint Matthieu, Chapitre 1, versets 18 à 24

A l’époque où les évangiles ont été rédigés les historiens faisaient souvent précéder leur récit d’un récit d’enfance du héros dont ils racontaient l’histoire . Et cela, sans aucun souci de ce que nous appelons, nous, la vérité historique. Ces récits avaient pour fonction de nous dire par avance ce que sera celui dont on va raconter l’histoire. La question donc à nous poser n’est pas « est-ce que les choses se sont passées comme elles sont racontées ? » mais « quel enseignement nous donne ce récit ? »

Le passage que nous lisons ce dimanche veut nous dire quelle est l’origine de Jésus.

Le premier chapitre de cet évangile commence par la généalogie de Jésus. Matthieu écrit en la terminant : « Joseph, époux de Marie, de laquelle est né Jésus ». Ce qui laisse entendre une naissance hors du commun, sans concours masculin. Joseph va donc faire le projet de répudier celle qui devait être sa femme pour ne pas endosser aux yeux des hommes une paternité dans laquelle il n’est pour rien. Sa justice est loyauté et abandon au projet de Dieu. C’est dans un songe comme cela se passe habituellement dans la bible que Dieu va révéler à Joseph l’origine de cet enfant attendu par Marie : il a été conçu par l’action de l’Esprit Saint. Matthieu affirme comme le fera Luc, la conception virginale de Jésus .

L’ évangile de ce dimanche nous dit aussi quel sera le rôle de Joseph. Il doit rester l’époux de Marie et il donnera ainsi son nom à Jésus comme s’il avait été son véritable père. Selon la généalogie qui précède notre évangile Joseph était de la lignée de David. Il fait donc de Jésus l’héritier des promesses faites à David par le prophète Natan.

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