Paroisse Saint-Jean-Baptiste de Sceaux
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        Textes du 4ème dimanche de carême

Textes du 4ème dimanche de carême

Année B

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  • 1er décembre 2002

Remarque au sujet de l’inspiration de la Sainte Ecriture. Comment la comprendre ?

Parler de l’inspiration, c’est affirmer que Dieu a « inspiré » l’auteur sacré. Dieu lui-même est partie prenante dans la rédaction des écrits bibliques .Mais Dieu ne « dicte pas mot -à- mot » pas ce que l’auteur sacré aurait à écrire. . Comme le dit la Constitution de Vatican II sur la révélation divine (chapitre3 n° 11) Dieu a choisi des hommes « dans le pleine usage de leurs facultés et de leur moyens » … « qui ont parlé à la manière des hommes. ». Dieu tient compte de leur culture, de leur conception de l’histoire, de leurs connaissances scientifiques, des genres littéraires utilisés. Il y a un parallèle à faire avec le mystère de l’incarnation : Jésus est un pleinement Homme tout en étant un pleinement Dieu. Ecrit par des hommes la bible nous fait connaître ce Que Dieu veut nous dire de Lui, de son projet sur l’homme et de sa destinée.

En lisant un texte biblique il ne faut jamais se poser la question : est-ce que les choses se sont passées comme elles sont racontées ? Ou est-ce vrai scientifiquement parlant ? Mais la question à se poser est : qu’est-ce que l’auteur veut nous faire comprendre de la part de Dieu ? Quel enseignement Dieu veut-il nous donner ?

Ces affirmations se fondent en particulier sur le texte de la 2ème lettre à Timothée : 3, 14 à 17 et 2ème lettre de Pierre 2, 20- 21.

Première lecture : 2ème Livre des Chroniques, Chapitre 36, versets 14 à 16 et 19 à 23.

Les deux livres des Chroniques sont d’une rédaction tardive (3ème et 4ème siècle). Leurs auteurs appartiennent à l’école deutéronomiste .Les rédacteurs du Deutéronome ont une certaine conception de Dieu : un Dieu qui punit les hommes où les récompense selon les cas. Jésus a dépassé cette conception Voyez dans st Jean à propos de l’aveugle-né : sa situation d’aveugle-né n’est pas la conséquence de son péché ou de celui de ses parents (lisez Jean 9, 1 à 5). Nos épreuves ne sont pas voulues par Dieu comme une sorte de punition divine. Dans ce passage du livre des Chroniques il y a en écho la prédication de Jérémie. Lisez Jérémie 7, 25 - 25, 4…- 26, 5. La prise de Jérusalem en 538 est la conséquence de cette longue infidélité du Peuple de Dieu.

Mais notre lecture s’achève sur une parole d’espérance. Dieu ne veut pas la mort du pécheur mais qu’il se convertisse. Avec l’édit de Cyrus les Juifs retrouveront Jérusalem, le Temple sera reconstruit. Dieu n’abandonne pas son Peuple.

Psaume 136.

Ce psaume est bien en place dans notre liturgie. Composé au cours de l’exile à Babylone, il évoque la situation douloureuse des déportés… C’est une belle prière d’espérance au milieu de l’épreuve vécue par les exilés.

Seconde lecture : Lettre de st Paul aux Ephésiens Chapitre 2, versets 4 à 10.

C’est par grâce que nous sommes sauvés. Cela nous est dit deux fois. C’est en , avec , et par Jésus que nous sommes sauvés, Juifs et païens. Nous sommes comme recrées par notre participation à la résurrection de Jésus. Il faut lire un peu plus loin les versets 14 à 22. Par notre baptême nous participons à l’acte rédempteur de Jésus : nous sommes morts aux péchés et ressuscités avec Jésus. Nous avons à vivre ce que nous sommes devenus

Lecture de l’Evangile selon saint Jean, Chapitre 3, versets 14 à 21.

L’entretien avec Nicodème – début de ce chapitre 3- se termine par un monologue de st Jean où se mêlent paroles de Jésus et réflexions de Jean. L’épisode du « serpent de bronze » est raconté dans le livre des Nombres au chapitre 21,8-9. Dieu avait envoyé des serpents venimeux pour punir les Hébreux infidèles. Moïse sur l’ordre de Dieu avait confectionné un serpent de bronze. Si on était mordu il suffisait de regarder le serpent de bronze pour être guéri. Bien sûr ce qui vous guérissait c’est la foi en Dieu manifestée par ce regard. Mais ce n’est aucunement de la magie. . Au chapitre 19,37 Jean écrit : « Ils verront Celui qu’ils ont transpercé ». Ce qui nous sauve ce ne sont pas les souffrances de Jésus mais l’amour que Jésus nous manifeste dans l’acceptation héroïques de ses souffrances. Ce regard vers Jésus ne peut être qu’un regarde foi et d’amour ! Nous retrouvons le thème de la lumière associé à celui de la vérité (voyez le prologue de l’évangile de Jean.) Faire la vérité c’est vivre dans la lumière de Jésus. Devant Pilate Jésus rendra témoignage à cette vérité.

La mention de la « vie éternelle » au verset 15 nous dite que nous sommes déjà par la foi dans la perspective de la résurrection. Le carême est orienté vers notre participation à la résurrection par notre baptême. Il est une marche vers Pâques, vers la Lumière. Tout l’évangile de Jean est catéchèse orientée vers le baptême !

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