Paroisse Saint-Jean-Baptiste de Sceaux
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        Textes du 3ème dimanche du temps ordinaire

Textes du 3ème dimanche du temps ordinaire

Année B

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  • 1er décembre 2002

Remarque : Le mot « ordinaire » n’est pas à comprendre dans le sens de « banal » mais en remarquant que dans le mot « ordinaire » il y a le mot « ordre », invitation à nous poser la question : comment j’organise mon temps ? Car c’est un temps « ordonné » ; « ordonné » selon l’ordre bien particulier de Dieu. Quels sont nos critères de choix ? Nos priorités ? Dans les trois lectures de ce dimanche. Dans la 1ère, il est question du temps vue comme une durée : les gens de Ninive n‘ont plus que 40 jours pour éviter la sanction de leur péché. Dans la seconde Paul nous dit : « Le temps est limité », et Dans l’évangile Jésus nous met en garde : « Les temps sont accomplis »

Première lecture : Livre de Jonas, Chapitre 3, versets 5 à 10

Ce petit livre est très court. Prenez le temps de le lire en entier. Son auteur est anonyme. Il écrit sans doute au 5ème siècle après le retour des Juifs déportés à Babylone. A leur retour les déportés ont tendance à se replier sur eux-mêmes, oubliant que l’alliance que Dieu leur propose est destinée par leur intermédiaire à toute l’humanité, y compris les gens de Ninive, ennemis héréditaire du petit peuple d’Israël. Jonas est bien leur représentant .Appelé par Dieu pour prêcher à Ninive un appel à la conversion, il tourne le dos à Ninive et part en bateau au bout du monde. Mais Dieu le rappelle à l’ordre. Alors Jonas s’exécute. La finale du récit nous montre un Jonas fort dépité par le succès de sa prédication car Dieu a pardonné au gens de Ninive : il s’en plaint à Dieu qui Lui donne une leçon très concrète.

Les gens de Ninive vont mettre à profit le temps que Dieu leur accorde. Il y là une leçon à tirer : le temps n’est-il pas un don infiniment précieux ? Les autres lectures vont revenir sur ce thème. Car comme nous le rappelle le livre de l’Ecclésiaste, il y a un temps pour tout. Ce Chapitre 3, versets 1 à 11.est à relire. A nous de faire un bon usage du temps dont nous disposons. Imitons les gens de Ninive qui nous donne une leçon. Mais ils avaient par rapport à nous une certaine chance : ils savaient le temps dont ils disposaient. Pas nous ! Mais Jésus nous a prévenus : nous ne savons ni le jour ni l’heure. Ne viendra-t-il pas à l’heure où nous n’y penserons pas ? Comme un voleur !

Psaume 24

C’est un psaume attribué à David : psaume de confiance, bien en place dans le contexte des lectures de ce dimanche. Vous aurez noté 4 fois la mention des mots synonymes : « voies », « route » et deux fois : « chemins » : images bien conformes à une conception linéaire du temps. Dieu est fidèle dans la durée.

Seconde lecture : Première lettre de Paul aux Corinthiens Chapitre 7, versets 29 à 31

Nous sommes dans un contexte de la fin des temps. Nous savons qu’un des thèmes sur lesquels Paul insiste le plus est celui de la liberté. Il nous veut libres par rapport à des préoccupations qui pour lui sont secondaires, relatives en face de l’essentiel : travailler à notre salut puisque les temps sont accomplis. Toutes les réalités que Paul évoque sont bonnes en elles-mêmes. Mais il n’y a aucune mesure entre nos petites joies ou nos pleurs de la vie présente et l’éternité. Jésus ne nous invite-t-il pas à travailler pour les biens qui ne passent pas ? Il faut relire ce passage de l’évangile de st Luc chapitre 12, versets 12 – 21, qui est très clair à ce sujet.

Lecture de l’Evangile selon saint Marc, Chapitre 1, versets 14 à 20

« Les temps sont accomplis. Le règne de Dieu est tout proche. Donc en Dieu tout est achevé. Avec Jésus mort et ressuscité tout est donc sauvé. Un monde nouveau est déjà là. Mais il y a aussi comme un appel adressé à l’homme, c’est à dire à chacun de nous à œuvrer pour ce monde nouveau comme les apôtres que Jésus appelle. Par notre baptême, nous aussi nous sommes appelés par le Seigneur à travailler à l’avènement de ce monde nouveau.

Entendons cet appel de Jésus qui est le même que celui que Jonas adressait aux gens de Ninive : « Convertissez-vous ! » Oui le temps qui nous est donné nous est donné pour en faire autant d’occasions pour mettre là où nous vivons un peu plus d’amour, de paix et de justice et travailler ainsi à la naissance de ce monde nouveau selon le cœur de Dieu.

Le verbe « convertir » a un sens radical. Il exprime comme une sorte de volt-face, de total retournement ; une rupture avec notre passé pour suivre Jésus et vivre libres comme lui.

Vous aurez noté la double mention « aussitôt » car il n’y a pas de temps à perdre puisque les temps sont accomplis. Le monde ancien a disparu.

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