Paroisse Saint-Jean-Baptiste de Sceaux
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        Textes du 3e dimanche de l’Avent

Textes du 3e dimanche de l’Avent

Année A

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  • 1er janvier 2001

Première lecture : Livre d’Isaïe, Chapitre 35, versets 1 à 6a et 10

Dans l’évangile Jésus citera les versets 5 et 6 de ce passage du prophète Isaïe dans la réponse qu’il donnera aux envoyés de Jean Baptiste qui , dans sa prison de Machéronte, se posait des questions au sujet de Jésus. Le fond historique de ce passage est le retour des habitants de Jérusalem déportés à Babylone par Nabuchodonosor après la prise de Jérusalem en 587 et invités à retourner dans leur pays par l’empereur Cyrus .La tonalité de ces versets est la joie. Cette joie est la nôtre car le Seigneur qui vient nous apporte la libération de nos péchés et la perspective d’un monde nouveau de justice et de paix.

Ne faisons pas de contresens au sujet de la « vengeance de Dieu ». Notre Dieu n’est pas un dieu revanchard ! Dans le style biblique il s’agit de la victoire de Dieu sur le mal : Il vient lui-même nous sauver.. C’est sur l’amour d’un Dieu qui aime tous les hommes que s’appuie le courage et la patiente dont nous avons à faire preuve.

Il faut se rappeler que les régions du Carmel et de Saron étaient des régions riches en forêts et en cultures.

Pour comprendre toute la force d’évocation de cette première lecture, il faut lire les versets omis 6b à 9.

Psaume 145

Ce psaume était prié le matin par les juifs. Les versets choisis évoquent à la fois la première lecture mais aussi la réponse de Jésus aux envoyés de Jean-Baptiste. Nous sommes comme des étrangers en route vers la Terre promise et Dieu est avec nous. Le Dieu que nous révèle la Bible et en priorité Jésus est un Dieu qui est toujours du côté de ceux qui souffrent et qui peinent sur les chemins de la vie.

Seconde lecture : Lettre de Saint Jacques, chapitre 5, versets 7 à 10

Deux fois il est question de la venue du Seigneur et par quatre fois nous sommes invités à la patience . Attente et patience sont les deux attitudes essentielles du temps de l’avent, illustrés par le thème du cultivateur, thème familier à la bible. Dieu, lui aussi, est patient vis à vis de chacun de nous ! Notre lecture est également un appel à la charité fraternelle : « ne gémissez pas les uns contre les autres. »

« Le juge est à notre porte… » .Lorsqu’il est question de jugement dans la bible il est question de faire le tri entre le bon et le mauvais. Mais cela ne vise pas deux groupes distinctes comme s’il y avait d’un côté que des « bons » et de l’autre côté que des « méchants ou des mauvais ». C’est en chacun de nous qu’il y a du « bon » et du « mauvais ». Il y a dons dans ces références au jugement et au juge un appel à la conversion : devenir les saints que nous sommes par notre baptême.

Vous aurez remarqué l’emploie par deux fois du verbe « voir ». La foi nous donne de « voir » à travers des signes l’action du Seigneur qui vient sauver son Peuple.

Lecture de l’évangile selon saint Matthieu, Chapitre 11, versets 2 à 11

Jean-Batiste est une des grandes figures du temps de l’avent. : c’est la raison du choix de ce passage de l’évangile . Saint Matthieu nous dira plus loin pourquoi Jean-Baptiste se trouvait en prison : il avait osé reprocher à Hérode, le fils d’Hérode le Grand, sa conduite scandaleuse ( chapitre 14). Comme beaucoup au temps de Jésus, Jean attendait un messie rigoureux qui tient la pelle à vanner et qui mettrait hors d’état de nuire les « impies » qui représentaient un danger permanent pour la communauté sainte. Or Jésus mange avec les pécheurs, accepte leur contact. Il veut être leur médecin…

Dans la question de Jean le texte grec dit : non pas « celui qui doit venir » mais « celui qui vient ». Cette dernière expression est importante car elle correspond à un titre donné au messie à venir. Voyez le psaume 117, 26. Matthieu reprend lui même cette expression dans le récit de l’entrée de Jésus à Jérusalem : « Béni soit celui qui vient… » (Matthieu 21, 9)

Jean demande pour lui et les siens une authentification de la part de Jésus à être le messie.. Jésus répond d’une façon indirecte en citant justement un passage du prophète Isaïe lu en première lecture, les versets 5 & 6. Une fois les envoyés de Jean repartis, Jésus fait l’éloge du Baptiste , éloge qui va crescendo… jusqu’au verset final qui nous concerne : nous sommes plus grands parce que nous sommes les représentants de la nouvelle alliance : celle-ci définitive que Jésus réalisera dans le don de sa vie par amour et qui rend caduque la première alliance.

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