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Textes du 34ème dimanche du Temps ordinaire : Le Christ, Roi de l’Univers

Année C

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  • 1er décembre 2000

Les textes de la liturgie de ce dimanche nous permettent de nous faire une plus idée juste de la royauté de Jésus. Il ne s’agit ni d’une sorte de triomphalisme terrestre, ni d’une justification d’une idéologie théocratique de « chrétienté. Il nous donne de mieux comprendre ce qu’est la « seigneurie » du Seigneur et son mode de fonctionnement.

Première lecture : Second livre de Samuel - Chapitre 5, versets 1 à 3.

Il faut toujours lire un texte biblique dans son contexte et être attentif au moindre détail souvent très révélateur. Pour l’auteur de cette chronique « historique » il n’est pas question de nous raconter les vicissitudes qui ont marqué l’accession de David au pouvoir sur tout Israël. Elle souligne le choix de Dieu et son accompagnement divin. Il est écrit un peu plus loin, au verset 10 : « David allait grandissant et Yahweh était avec lui . » C’est « devant le Seigneur » que David reçoit « l’onction » et cela souligne donc le caractère sacré de cette démarche. En hébreu celui qui a reçu l’onction est un « messie », en grec un « christ ». Au cours des âges le règne de David, malgré ses ombres, est devenu comme le modèle du règne messianique à venir. Il sera dit souvent dans l’évangile que Jésus est « fils de David ». Il est le bénéficiaire des promesses faites à David par l’entremise du prophète Natan. Il faut relire ici le chapitre 7 du second livre de Samuel.

Vous aurez remarqué au verset 2 la mention : « Tu seras le pasteur d’Israël, mon peuple. » Ce texte nous dit déjà quelle sera la nature de la royauté de Jésus : il sera le « bon, pasteur » selon Jean au chapitre 10 de son évangile ; il sera aussi le roi du nouveau peuple issu de la nouvelle alliance… Pensez aux paroles de la consécration du vin au sang de Jésus lors de la célébration de la messe…

Psaume 121.

Ce psaume fait partie de la série des « psaumes des montées ». Ils étaient chantés par les pèlerins qui montaient vers Jérusalem arrivant en vue de la ville Sainte. Nous pouvons les chanter en pensant que nous sommes aujourd’hui en route vers la Jérusalem céleste où nous chanterons éternellement la gloire de Celui qui est notre Roi. Chaque messe anticipe cette entrée dans la Jérusalem du Ciel…

Seconde lecture : Lettre aux Colossiens, Chapitre 1, versets 12 à 20.

Les versets choisis pour notre lecture sont particulièrement denses. Ils évoquent le prologue de l’évangile de Saint Jean. L’auteur s’adresse à des « païens », des non-juifs. Eux aussi sont les héritiers des promesses faites par le Seigneur de nouer entre Lui et toute l’humanité une alliance d’amour. Ils font partie de ce nouveau Peuple de Dieu que Jésus s’est acquis par son sang, c’est à dire par son amour pour tous les hommes manifesté d’une façon suréminente par sa mort sur la croix. Saint Jean nous le dit au chapitre 15, verset 13 de son évangile : « Il n’est pas de plus grand amour que de donner sa vie… ». La royauté de Jésus n’est pas une royauté terrestre. Notre lecture souligne qu’elle est d’ordre mystique en ce sens qu’elle concerne le monde à venir et la royauté céleste de Jésus.

L’église en est comme l’image, le sacrement. La qualité de vie de ses membres que nous sommes doit manifester quelque chose de ce que sera cette plénitude de vie et d’amour que nous connaîtrons dans ce monde à venir.

Evangile de Jésus Christ selon Saint Luc, Chapitre 23, versets 35 à 43.

Nous sommes au terme du récit de la Passion. Jésus vient d’être mis en croix. Sa royauté est une royauté incomprise et contestée. La mention du motif de sa condamnation à mort dénonçait une sorte de revendication politique face au pouvoir de l’occupant. Ce qui en fait n’était pas du tout le cas. La royauté de Jésus est d’un autre ordre. Saint Jean le dit clairement dans le récit qu’il nous donne de la Passion. Relisez au chapitre 18 les versets 33 à 38. Dans sa réponse au « bon » larron Jésus dit également la vraie nature et le vrai pouvoir de « sa » royauté : un royaume ouvert à tous les hommes même de la pire espèce à condition de reconnaître que c’est par son amour que Jésus nous sauve et nous ouvre le chemin de la Vie. Vous noterez également l’actualité de la scène. Cet « aujourd’hui », est pour nous maintenant. Déjà les anges aux bergers avaient annoncé cette actualité du message divin : « Aujourd’hui, un Sauveur vous est né… » (Luc 2, 11). Jésus, dans la synagogue de Nazareth fait de même : « C’est aujourd’hui que cette parole se réalise… » (Luc 4, 21) et également à Zachée et par deux fois : « Aujourd’hui, il faut que je demeure chez toi… » et « aujourd’hui le salut est arrivé pour cette maison. » (Luc 19, 5 & 9).

C’est en donnant notre foi à Celui par qui Dieu se révèle comme un Père miséricordieux, prêt à toujours pardonner à ses fils prodigues que nous sommes sauvés. Nous sommes les membres « actifs » du Royaume !

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