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        Textes du 33ème dimanche du Temps ordinaire

Textes du 33ème dimanche du Temps ordinaire

Année C

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  • 1er décembre 2000

Remarque

Les lectures des deux derniers dimanches de l’année liturgique évoquent ces temps qui seront les derniers, l’accomplissement ultime de l’histoire du salut, le jugement de Dieu. Mais c’est dans l’aujourd’hui de chacune de nos vies que se joue notre destiné éternelle.

Première lecture : Livre de Malachie Chapitre 3, versets 19 – 20a.

Malachie dont le nom signifie « mon envoyé », est le dernier des 12 « petits Prophètes ». Il s’adresse à une communauté découragée à cause des difficultés rencontrées au retour de l’exile à Babylone, communauté qui est retombée dans la pratique d’un culte extérieur et formaliste… Le contexte dans lequel se situe le petit passage lu ce dimanche nous montre le prophète critiquant sévèrement un culte hypocrite et superficiel. Ce passage a été choisi en fonction de l’évangile de ce dimanche. Il y est question du « jour du Seigneur », un jour brûlant comme une fournaise ! Ce « jour du Seigneur » dans la littérature biblique évoque un jour ou une période qui verra la manifestation singulière de Dieu dans le cours de l’histoire, bénéfique pour ceux qui auront été fidèles à l’Alliance, redoutable pour les autres. Ce sera la disparition d’un monde ancien pour le monde nouveau, le monde à venir. C’est le jour du jugement : Dieu fera justice, c’est à dire qu’Il sauvera les petits et les humbles de cœur, ceux qui auront été fidèles à l’Alliance. Il condamnera sévèrement des hypocrites et les arrogants. Dans l’image du « Soleil de justice » nous pouvons voir, à la suite de nombreux Pères de l’église l’annonce de Jésus par qui se fera ce jugement de Dieu. La proximité de ce jour est un appel à la conversion…

Psaume 97.

Tout ce psaume évoque ce Jour où le Seigneur vient pour rendre toute justice. Non pas jour de crainte mais jour de joie et d’allégresse. C’est la fête de l’espérance. Ce psaume a une dimension cosmique : c’est toute la nature qui participe à la joie de la venue du Seigneur !

Evangile de Jésus Christ selon Saint Luc, Chapitre 21, versets 5 à 19.

L’essentiel de ce chapitre est constitué par le « discours eschatologique » que l’on retrouve avec des variantes dans les deux autres évangiles synoptiques… Deux plans se superposent :
- un plan historique qui est la ruine de Jérusalem et la destruction du Temple par les Romains, événements survenus en 70 et n’oublions pas que l’évangile de Luc a été rédigé après ces évènements.
- un plan « eschatologique » c’est à dire ce qui concerne la fin du monde et le jugement dernier, dont on ignore et la date et les modalités.
Le raisonnement est le suivant : aussi sûrement que s’est produit la ruine de Jérusalem, aussi sûrement se produira la fin du monde et le jugement dernier.

Il faut lire l’ensemble de ce chapitre 21 qui d’ailleurs commence par ce beau récit de la veuve qui avait mis dans le tronc du Temple tout ce qu’elle avait pour vivre !

A l’époque de Jésus les travaux gigantesques entrepris par Hérode pour la restauration du Temple n’étaient pas encore achevés. Les archéologues nous assurent que c’était une véritable splendeur !

L’allusion aux persécutions ne surprend pas : déjà à l’époque où les évangiles ont été rédigés les chrétiens aussi bien ceux issus du judaïsme que ceux venus du monde grec étaient persécutés. Le message chrétien va tellement à l’encontre de ce monde marqué par le péché, en particulier par l’égoïsme, l’orgueil et la violence. Dans la rencontre de Jésus avec les 2 disciples sur le chemin d’ Emmaüs le Seigneur dira clairement : « Il fallait que le Christ endurât ces souffrances pour entrer dans la gloire ». Ce qu’a vécu Jésus, les chrétiens au cours des siècles le revivent. Le même Esprit Saint qui a soutenu Jésus durant sa passion agit au cœur des chrétiens de tous les temps…

Seconde lecture : Seconde lettre de Saint Paul aux Thessaloniciens. Chapitre 3, versets 7 à 12.

Nous achevons la lecture de cette lettre. Les chrétiens de Thessalonique vivaient dans l’attente fébrile du retour imminent du Seigneur. Ils passaient donc le plus clair de leur temps à discuter sans rien faire. L’auteur les rappelle à la réalité ! Dans les passages lus ces deux derniers dimanches les Thessalonciens avaient été avertis : le Jour du Seigneur n’est pas pour tout de suite et ne vous laissez pas monter la tête par de prétendues révélations ! C’est toujours actuel surtout dans les périodes de crise comme celle que nous vivons. L’espérance chrétienne n’est pas une vertu démobilisatrice, bien au contraire. Elle nous pousse à travailler aujourd’hui au service des autres et au service de l’évangile.

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