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        Textes du 33e Dimanche du Temps ordinaire

Textes du 33e Dimanche du Temps ordinaire

Année A

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  • 1er janvier 2001

Première lecture : Livre des Proverbes, Chapitre 31 versets 31

S’il est une femme qui a bien fait fructifier ses talents c’est bien celle dont le portrait nous est donné dans ce dernier chapitre du livre des Proverbes.. Ce livre est en fait une collection de pièces d’origine et de dates très diverses. Il faut lire ce portrait en entier. Si vous avez une bible, faites-le. C’est un poème dit alphabétique comportant 22 versets, autant qu’il y a de lettres dans l’alphabet hébreu, chaque verset commençant par une lettre différente dans l’ordre des lettres. Ce n’est pas un cas isolé dans la bible, en particulier dans les psaumes.

Le verset 30 évoque la crainte de Dieu : cette expression que nous avons déjà rencontrée est à bien comprendre. Il ne s’agit pas de la peur de Dieu mais du saisissement d’admiration éprouvé en découvrant à quel point nous sommes aimés par ce Dieu de l’Alliance. Ce serait la « peur » de ne pas répondre d’une façon adéquate à cet amour !

Il est permis de voir en cette femme la personnification de la Sagesse dont il était question dimanche dernier. N’oublions pas que le grand souci des auteurs des livres de Sagesse dont fait partie le livre des Proverbes était de montrer la valeur de la pensée morale et religieuse inspirée par la Parole de Dieu en face des valeurs trompeuses des philosophies étrangères très en vogue à l’époque (2ème siècle avant J.C.)

Psaume 127

Ce psaume fait partie des psaumes des « Montées » que les pèlerins chantaient en arrivant en vue de Jérusalem. On y retrouve des thèmes de la première lecture : la femme, figure de la Sagesse et la crainte de Dieu.

Lecture de l’Evangile selon saint Matthieu, Chapitre 25, versets 14 à 30

La célèbre parabole des talents que nous lisons ce dimanche est la seconde des trois paraboles de ce chapitre 25.. Nous sommes dans un climat de fin des temps et donc de jugement.. Dans les trois paraboles ce qui est reproché aux jeunes filles, au 3ème des serviteurs et aux réprouvés du jugement dernier se sont des fautes d’omission : elles étaient en manque d’huile, le serviteur n’a pas fait fructifier son unique talent, les réprouvés n’ont pas fait ce qu’ils auraient pu et dû faire…

Les talents dont il est question valaient, chacun, à l’époque de Jésus 6 000 deniers - le denier représentant le salaire d’une journée de travail – et donc ils représentaient une énorme somme d’argent.

Le mot « talent » pour Matthieu représenterait symboliquement la Parole que Dieu nous confie pour en vivre et pour en témoigner. C’est dire la très grande confiance que Dieu nous fait : allons-nous laisser « dormir » la Parole de Dieu ?

Enfin, aujourd’hui, le talent désigne une qualité particulière, une aptitude innée ou acquise à mettre au service des autres.

Cette parabole « eschatologique » nous invite à voir dans l’homme partant en voyage, le Fils de l’homme lui-même qui, monté vers le Père, reviendra « longtemps après ». A l’époque où Matthieu écrit, on commence à comprendre que le retour de Jésus n’est pas pour demain à l’encontre de ce que pensaient les Thessaloniciens auxquels Paul s’adresse dans la lettre que nous lisons tous ces dimanches.. Et quand on se rappelle la tension qui existait à l’époque où Matthieu rédige son évangile entre les responsables des communautés juives et les judéo-chrétiens exclus de la synagogue on peut voir dans ce serviteur « mauvais et paresseux » le peuple juif qui n’a pas su faire fructifier au service de tous le don de l’Alliance qui lui avait été confié.. A qui Jésus s’adressait-il au moment il raconte cette parabole ? Probablement aux responsables religieux et politiques du temps de sa vie publique à qui Jésus adresse un des sévères et nombreux avertissements pour s’efforcer de leur ouvrir les yeux au moment où ils vont mettre à exécution la décision déjà prise de le condamner à mort : ils ont tord de voir en Jésus un homme dur dont il faudrait avoir peur !

Pour nous qui lisons cette parabole aujourd’hui c’est un appel à mettre en œuvre les dons reçus de Dieu et surtout à ne pas avoir peur de ce Dieu qui n’est qu’amour donc en qui nous ne pouvons qu’avoir une très grande confiance. Car Dieu nous fait le premier confiance et Il nous appelle à être des chrétiens responsables qui construisent leur vie en la mettant au service des autres. Alors nous entendrons au dernier jour le Seigneur nous dire « entre dans la joie de ton Maître bon et fidèle serviteur ! »

Et pour clore cette réflexion, une question : « sommes-nous vraiment en attente du retour du Maître comme nous le chantons à chaque messe ? »

Seconde lecture : Première Lettre aux Thessaloniciens Chapitre 5, versets 1 à 6

La première génération chrétienne, nous le savons, vivait dans l’attente parfois anxieuse du retour imminent du Seigneur. Ce retour est ce qu’on appelle la « parousie ». Paul nous invite à vivre en enfants de lumière (référence au baptême) et donc à mettre en œuvre les talents reçus de Dieu et de la nature Vous pourrez lire avec profit ce chapitre en entier car avec ce dimanche se termine la lecture de cette lettre.

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