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        Textes du 30ème dimanche du Temps ordinaire

Textes du 30ème dimanche du Temps ordinaire

Année C

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  • 1er décembre 2000

Première lecture : Livre de Ben Sirac le Sage. Chapitre 35, versets 12 à 14 et 16 à 18.

Ce livre est un livre tardif, rédigé aux alentours de l’an 200 avant Jésus Christ à l’intention des Juifs de la diaspora vivant au contact de la civilisation grecque. Ils étaient tentés par les valeurs de l’hellénisme séduisant à plus d’un titre. Ce livre a plusieurs titres : le Siracide ou l’Ecclésiastique à cause de son usage dans les églises des premiers siècles. Il ne faut pas le confondre avec l’Ecclésiaste qui un autre livre de Sagesse.

Le contexte d’où est tirée notre lecture appartient à un chapitre qui condamne le culte extérieur sans lien avec la fidélité concrète à Dieu. Car Dieu voit le cœur de l’homme. Il ne fait pas de différence entre les hommes Mais Il est toujours du côté des plus faibles et des exclus. La prière du pauvre traverse les nuées. Jésus s’en rappellera, lui qui a déclaré « bienheureux » les pauvres. Il s’en rappellera lorsqu’il déclarera que le publicain en entrant chez lui était devenu un juste.

Psaume 33.

Tout au long de ce psaume il est question du sort des justes et des méchants. Le lectionnaire n’a retenu que ce qui concerne la première catégorie… Que ces versets qui répondent bien à la première lecture et à l’évangile nourrissent notre prière…

Evangile de Jésus Christ selon Saint Luc, Chapitre 18, versets 9 à 14.

Cette parabole est propre à Luc. On a souvent une image assez caricaturale des pharisiens. En fait, à l’époque de Jésus, ce sont des croyants fervents qui s’efforcent de vivre sous le regard de Dieu. Jésus stigmatise ici une attitude qui se retrouve dans toutes les religions. Ce qui compte ce n’est pas le « paraître » mais l’ « être », c’est à dire les dispositions profondes du cœur. Et c’est vraiment cela qui est important aux yeux de Dieu.

Nous avons donc en scène deux hommes : un Pharisien et un Publicain. Il faut se rappeler que les Publicains étaient honnis et méprisés à cause de leur profession de collecteurs de l’impôt, profession qu’ils exerçaient sans être toujours très honnêtes. Voyez au chapitre 19 de Luc, ce que Zachée, lui aussi Publicain dit de lui-même !

Vous remarquerez que les attitudes de l’un et de l’autre sont nettement soulignées : debout, prostré… et au discours d’autosatisfaction du premier est opposé le simple cri du second mais c’est un cri qui vient du fond du cœur : il se reconnaît pécheur devant la sainteté de Dieu…

Il nous avait été dit au chapitre 15 (les trois paraboles sur le pardon) que Dieu met toujours sa joie à pardonner ! Lui seul, dans son amour peut rendre juste le pécheur. Cette justice qui est sainteté est un don de Dieu. Seul celui qui a un cœur humble peut accueillir ce don.

Seconde lecture : fin de la seconde lettre de Paul à Timothée. Chapitre 4 verset 6 à 8 et 16 à 18.

Paul sait que le procès pour lequel il avait fait appel à l’Empereur – relisez dans les Actes, le chapitre 25- va aboutir à sa condamnation à mort. Il exprime la paix et la confiance qu’il éprouve en ces heures décisives. La petite communauté chrétienne de Rome avait été terriblement éprouvée par les persécutions de Néron qui avait accusés ses membres d’avoir mis le feu à la Ville. Elle est loin de Paul, abandonné à lui-même. Comme Jésus et comme Etienne, Paul pardonne. On peut penser pour actualiser cette lecture au testament spirituel du Père Christian de Chergé, prieur des moines de Thibérine qui écrivait : « Et toi aussi, l’ami de la dernière minute, qui n’auras pas su ce que tu faisais. Oui, pour toi aussi je le veux ce merci, et ce « A Dieu » envisagé de toi. Et qu’il nous soit donné de nous retrouver, larrons heureux, au paradis, s’il plait à Dieu, notre Père à tous deux. Amen ! Inch’Allah ! »

Paul jette en regard d’ensemble sur sa vie : en bon soldat du Christ il a su mettre toutes ses forces au service de l’Evangile.

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