Paroisse Saint-Jean-Baptiste de Sceaux
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        Textes du 2ème dimanche du temps ordinaire

Textes du 2ème dimanche du temps ordinaire

Année C

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  • 1er décembre 2000

Première lecture : Livre d’Isaïe, chapitre 62, versets 1 à 5.

Elle est tirée du troisième recueil du Livre d’Isaïe. Ce recueil ( chapitres 56 à 66) a été écrit par un lointain disciple du prophète aux environs des années 530 – 520 . Après l’édit de Cyrus pris en 539, les Judéens exilés à Babylone reviennent à Jérusalem dans la joie… mais très vite, ils déchantent. La ville est en ruine, le Temple détruit et ils sont mal reçus par les populations restées sur place au moment de la déportation. Le disciple d’Isaïe va s’efforcer de soutenir leur moral ! « Ne vous découragez pas… Dieu est fidèle… L’alliance nouée entre Lui et son Peuple se réalisera… » En utilisant les images des noces, il évoque la réalisation du projet de Dieu. Ce dernier est l’époux et la fiancée, hier, Jérusalem, est aujourd’hui son Eglise ( Jérusalem est pour nous chrétiens la figure de l’Eglise). C’est tout le thème de l’évangile de ce jour qui est évoqué. Notre fidélité à l’alliance d’amour que Dieu veut nouer avec nous est « la joie de Dieu. »

Psaume 95.

Par ce psaume, c’est toute l’église qui chante son Dieu et c’est bien ce que nous faisons au cours de nos eucharisties. Nous sommes ce peuple en exil qui chemine vers sa patrie… Le nom nouveau que nous avons reçu à notre baptême appelle un chant nouveau…

Lecture de l’évangile selon Saint Jean : chapitre 2, versets 1 à 11.

Le chapitre 2 commence par ces mots : « Trois jours après… » Pourquoi le lectionnaire les a-t-il supprimés ? Ces trois mots nous donnent en effet une des clés pour comprendre ce récit. « Trois jours après… » cela nous signifie que nous sommes maintenant dans les temps nouveaux inaugurés par la résurrection. C’est à la lumière de la résurrection qu’il nous faut comprendre ce récit. Les noces de Cana sont les noces de Dieu avec l’humanité évoquées dans la première lecture. Jésus est le nouveau Moïse : comme il avait changé l’eau du Nil en sang ( relisez dans le livre de l’Exode le chapitre 7, 17…), Jésus change l’eau en vin qui devient son propre sang dans le mystère eucharistique ; comme Moïse qui avait scellé la première alliance au mont Sinaï ( Exode, chapitres 24 & 34) Jésus va sceller la nouvelle et éternelle alliance en son sang par son sacrifice sur la croix, par sa mort et sa résurrection.

Nous pouvons remarquer :

  1. la mention de l’ « heure » au verset 4. Pour Jésus son heure sera celle de son sacrifice. Au chapitre 13, saint Jean écrira : « Avant le fête de la Pâque , Jésus, sachant que son heure était venue… »
  2. Les deux moments où Jésus s’adresse à sa mère, ici et au calvaire, il lui dira « femme… ». Il n’y a là aucune nuance d’irrespect mais cela correspond à une façon de parler de l’époque. Il s’adressera de la même façon à la samaritaine( 4, 21) et à la femme adultère (8, 10).
  3. Faisons nôtre la parole de Marie aux serviteurs : « Faites tout ce qu’Il vous dira… » Ainsi nous manifesterons à notre tour la gloire de Dieu. Nous sommes dans la lumière de l’épiphanie. Au temps de Noël l’église célèbre trois manifestations de la gloire de Dieu : aux bergers, aux mages et ici, aux disciples.
  4. L’eau qui est changée en vin ( le sang) n’est pas n’importe quelle eau. Elle était destinée aux purifications rituelles. L’eau a disparu. Les rites de l’ancienne Loi sont périmés. Avec Jésus, nous sommes dans l’ordre de la grâce, de la gratuité du don de Dieu, du salut offert à tous les hommes en Jésus-Christ.
  5. Noter la munificence du don de Dieu qui est riche en miséricorde…Il agira de même lors de la multiplication des pains.
  6. Enfin remarquer l’emploi par Jean du terme « signe » et non pas « miracle ». La fonction d’un signe est de renvoyer à l’essentiel, donc à ce que le signe veut nous dire. L’évangile des noces de Cana nous rappelle qu’à chaque eucharistie nous célébrons les noces de l’Agneau de Dieu avec toute l’humanité. Au moment de la communion le prêtre nous dit : « Heureux les invités au repas du Seigneur, au festin des noces de l’Agneau.

Seconde lecture : Première lettre aux Corinthiens, chapitre 12, versets 4 à 11.

Jusqu’au 25 février, nous lirons des passages de la troisième partie de cette lettre adressée par Paul à cette communauté de Corinthe qu’il avait fondée au cours de son second voyage missionnaire ( lire dans les Actes, chapitre 18…)Elle est datée des années 55-56. Elle est un témoignage capital de la vie des premières communautés chrétiennes rassemblées autour de Jésus ressuscité.

Dans le passage lu aujourd’hui, il est question de « charismes ». Les charismes sont les fruits de l’action de l’Esprit Saint au cœur de la vie du chrétien, action qui dépasse nos capacités naturelles mais ces dons nous est accordés toujours pour le bien de la communauté, pour lui permettre d’accomplir sa mission. Vous aurez remarqué que le début et la fin du passage lu ce dimanche forment une sorte « d’inclusion ». Au verset 4, nous lisons « Les dons de la grâce sont variés mais c’est toujours le même Esprit… » et au verset 11 : « C’est le même et unique Esprit. Il distribue ses dons à chacun selon sa volonté.
Nota : Une inclusion est un procédé de rédaction utilisé pour délimiter une suite de versets qui forment un tout.

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