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        Textes du 2ème dimanche de l’Avent

Textes du 2ème dimanche de l’Avent

Année B

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  • 1er décembre 2002

Première lecture : Isaïe, Chapitre 40, versets 1 à 5 & 9 à 11

Les chapitres 40 à 55 du livre d’Isaïe ont été écrit par un disciple du prophète pour soutenir l’espérance des juifs déportés à Babylone. Il exerce son ministère auprès des juifs encore à Babylone. La situation politique a évoluée depuis la mort de Nabuchodonosor (562 a.v. J.C.) Les juifs déportés peuvent envisager un prochain retour au pays. On doit à ce disciple ces chapitres 40 à 55 du livre d’Isaïe. Ils forment ce qu’on appelle aujourd’hui "Le Livre de la Consolation". Consoler, selon la bible, c’est parler au cœur : Dieu vient parler au cœur de l’homme...

Pour ce 2ème dimanche de l’Avent, c’est le début de ce second recueil qui a été choisi pour préparer la lecture de l’évangile : Jean-Baptiste reprendra ces mêmes versets dans sa prédication.

Ce retour de l’exile à Babylone sera vécu comme un nouvel Exode : Dieu lui-même est comparé à un chef de guerre victorieux et à un berger qui prend soin des plus faibles, les brebis qui allaitent et les agneaux.

Si le désert est le lieu de la tentation, il est aussi le lieu de la rencontre avec Dieu. Le prophète Osée (2,16) nous montre Dieu conduisant son épouse infidèle au désert pour parler à son coeur...

Au verset 9, par deux fois il est question de la "bonne nouvelle". Le mot hébreu qui exprime cette bonne nouvelle est traduit en grec par le mot "evangelion" qui a donné le mot français "évangile".

Nous avons là un message d’espérance qui se fonde sur la puissance de la Parole de Dieu qui est une parole d’amour : c’est uniquement par amour qu’aujourd’hui comme hier Dieu vient en Jésus nous libérer de toutes les forces d’esclavage et de mort qui nous enchaînent.
Alors déblayons le chemin de notre cœur pour que Dieu puisse nous y rejoindre.

Psaume 84

Aujourd’hui, prions ce psaume avec Jésus. Ce psaume date du retour de l’exile à Babylone : c’est un message d’espérance. Soyons attentifs en particulier à la seconde strophe... et sensibles à ce dialogue entre le Ciel (Dieu) et la terre (nous).

Seconde lecture : Deuxième lettre de saint Pierre Chapitre 3, versets 8 à 14

La première lecture comme le psaume nous parle des promesses de Dieu. Quand se réaliseront-elles ? C’est une question toujours actuelle. C’est à cette question que veut répondre cette lettre qui est un des documents les plus tardifs du nouveau testament – les spécialistes la datent de la fin du Ier siècle - oeuvre d’un disciple de Pierre, lequel est mort aux environs de l’an 64, martyrisé au cours de la persécution de Néron.

Pour la bible, le temps n’est pas cyclique : il est "linéaire". Chaque instant est unique et donc a toute sa valeur. Nous sommes en marche vers un monde nouveau. Jésus dira : "Je viens faire toutes choses nouvelles". L’auteur utilise les images traditionnelles de l’époque pour évoquer la fin des temps. On nous dit que Dieu est patient : n’a-t-il pas tout son "temps", Lui pour qui mille ans sont comme un jour ! Sa patience aimante nous donne le temps de nous convertir. Au verset 10 on nous dit que le jour du Seigneur vient comme un voleur. L’évangile va nous le redire. Enfin si on regarde comment notre épître est construit on s’aperçoit que le centre est le verset 11b : "Vous voyez quels hommes vous devez être, quelle sainteté de vie, quel respect de Dieu vous devez avoir". C’est clair : à nous d’entendre cet appel et... d’y répondre.

Lecture de l’Evangile selon saint Marc, chapitre 1, versets 1 à 8

Nous prenons le texte de Marc à son tout début : "Commencement de la Bonne Nouvelle (evangelion) de Jésus Christ, le Fils de Dieu". Le mot evangelion ne désigne pas encore un livre mais caractérise le contenu de ce livre : c’est une "Bonne Nouvelle" : un récit des actes et des enseignements de Jésus de Nazareth. Cette bonne nouvelle nous donne de reconnaître ce Jésus comme "messie" et comme Fils de Dieu. Il faut nous rappeler que les mots « Christ » en grec, « messie » en hébreu et "oint" en français ont tous les trois le même sens et désignent Celui qui a reçu l’onction sainte (l’Esprit Saint) pour accomplir la mission reçue de Dieu. Nous retrouverons cette mention de Jésus "Fils de Dieu" à la fin de l’évangile. Marc mettra dans la bouche du centurion (un païen) qui vient d’être témoin de la mort de Jésus cette parole "Celui-ci était vraiment le Fils de Dieu".

Deux parties dans ce texte : versets 1 à 5 et 6 à 8.

Bien qu’il s’adresse à des "païen" qui ne connaissent pas la Bible, Marc tient à souligner la continuité entre le passé et le présent : Jésus continue et réalise la mission des prophètes de l’ancien testament. La première prédication chrétienne réunit à propos du ministère de Jean Baptise deux textes : un du prophète Malachie. On peut lire au chapitre 3, 1 : "Voici, j’envoie mon messager. Il aplanira le chemin devant moi...". En relisant ce texte les chrétiens ont vu dans ce messager Jean Baptiste lui-même. Le second texte est dans le chapitre 40 d’Isaïe (voyez la première lecture) A travers le désert une voix crie : "Préparez le chemin du Seigneur...". Vous aurez remarqué une petite différence entre le texte de Marc et le texte d’Isaïe. Isaïe écrit : « Une voix crie : dans le désert, préparez le chemin..." Marc suit la traduction grec de la Septante. Cette voix est celle de Jean Baptiste.

La pratique du baptême dans l’eau et l’Esprit Saint était déjà à l’époque où Marc écrit son évangile une pratique courante des églises comme rite d’initiation. Relisez dans les Actes des Apôtres le chapitre 2, 38 & 41.

En désignant Jésus comme "Fils de Dieu" au sens fort du terme Marc va à l’essentiel et c’est tout ce qu’il va s’efforcer de montrer dans son évangile. Jésus est l’homme en qui et par qui Dieu se révèle au monde et se rend présent à son histoire.

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