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        Textes du 29e Dimanche du Temps ordinaire

Textes du 29e Dimanche du Temps ordinaire

Année A

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  • 1er janvier 2001

Première lecture : Livre d’Isaïe, Chapitre 45, versets 1, 4 à 6a

Le « second Isaïe » couvre les chapitres 40 à 55 du livre dit d’Isaïe. Ces chapitres ont été écrits par des disciples plus ou moins lointains du prophète pour soutenir l’espérance des juifs déportés à Babylone.. Cyrus - tout comme César – est un « païen », et par deux fois, dans notre texte, il est dit que Cyrus ne connaissait pas le Seigneur ; mais à son insu, il est comme un instrument providentiel par lequel Dieu arrive à ses fins et réalise son dessein. Et le rédacteur n’hésite pas à écrire que Dieu lui-même, car il n’y a qu’un seul Dieu, a consacré Cyrus. Il en fait un « oint » c’est à dire un messie.

Un enseignement fondamental valable pour nous aujourd’hui est donné : Dieu est le Maître de l’histoire. A travers le jeu des causalités humaines et dans le respect de nos libertés Dieu est Celui qui conduit l’histoire à son terme qui est le salut de toute l’humanité.

Psaume 95

Nous avons là un psaume invitant Israël à la louange. Il fait partie des psaumes dits « du Règne de Dieu » Les versets choisis sont bien dans la ligne de la première lecture. Il n’y a de Roi que Dieu et cette souveraineté est universelle. Chantez la gloire de son Nom, c’est chanter Dieu lui-même car pour l’auteur inspiré le Nom représente la personne elle-même.
Lecture de l’Evangile selon saint Matthieu, Chapitre 22, verset 15 à 21.
Nous sommes toujours durant cette dernière semaine de la vie de Jésus au cours de laquelle Il affronte l’hostilité des chefs de la Nation, tentant de leur faire comprendre qu’il est bien le messie attendu et que son message est conforme au message de tous les prophètes y compris celui de Jean-Baptiste. Dans notre passage lu ce dimanche ce sont les Pharisiens qui s’efforcent de piéger Jésus.. Alors que le parti des hérodiens et celui des sadducéens faisaient bon ménage avec les autorités en place, les pharisiens eux, les refusaient pour des raisons religieuses. A cette époque les habitants de Jérusalem étaient tenus donc de payer l’impôt à César. Pour les pharisiens le payer ou non était un dilemme grave car le payer c’était cautionner le pouvoir en place et renier sa foi au Dieu unique, les empereurs romains se considérant comme une incarnation de la divinité. Mais ne pas le payer, c’était se mettre en opposition avec les autorités romaines et subir les sanctions prévues pour de telles infractions.

Jésus ne se laisse pas enfermer dans ce dilemme. Pour lui, comme pour l’auteur de la première lecture, tout pouvoir, y compris le pouvoir civil ou politique, y compris donc celui des Romains, vient de Dieu. Il le dira clairement à Pilate au moment de son jugement : « Tu n’aurais aucun pouvoir sur moi s’il ne t’avait été donné d’en Haut… » ( Jean 19, 11) Pour Jésus il y a le domaine des réalités humaines et il y a celui de Dieu. Jésus les sépare nettement tout en soulignant les limites du pouvoir temporel…Dans la première lecture on nous avait dit que c’est Dieu qui à travers le jeu des institutions humaines et de nos libertés conduit l’histoire du monde. Nous, chrétiens, à travers nos engagements dans la cité ou dans la politique, nous sommes les collaborateurs de l’action divine dans la mesure où nous agissons dans l’esprit de l’évangile.

Seconde lecture : Première Lettre aux Thessaloniciens Chapitre 1, versets 1 à 5b

Jusqu’à la fin de cette année liturgique, nous lirons des passages de cette lettre qui est la première lettre écrite par Paul et le texte le plus ancien du Nouveau Testament. Nous sommes aux alentours des années 50-51 donc quelques vingt ans après la résurrection de Jésus. Nous voyons à travers cette lettre que la pensée chrétienne est déjà bien élaborée. Rappelons-nous que les évangiles seront rédigés beaucoup plus tard. La communauté chrétienne de Thessalonique a été fondée par Paul au cours de son second voyage apostolique. Elle est une des plus anciennes églises fondées en Europe.. Cette lettre nous est destinée à nous aujourd’hui. La foi des Thessaloniciens est la nôtre ! Paul mentionne les trois vertus théologales : la foi, l’espérance et la charité : elles sont les trois piliers sur lesquels nous avons à construire notre vie chrétienne. La foi est la foi au Christ ressuscité vivant au sein de chaque communauté réunie en son Nom ; l’espérance est l’attente du retour du Christ aux derniers jours. Pour les chrétiens de l’époque ce retour était imminent, ; la charité est l’amour que le Seigneur met en nous par le don de son Esprit. Il se concrétise dans le grand commandement du Seigneur Jésus.

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