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        Textes du 28ème dimanche du Temps ordinaire

Textes du 28ème dimanche du Temps ordinaire

Année C

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  • 1er décembre 2000

Première lecture : Second livre des Rois. Chapitre 5, versets 12 à 17.

Au cours de son exile à Babylone le Peuple de Dieu relit son histoire passée. Reprenant de vieilles traditions orales ou écrites, des scribes rédigent une histoire du Peuple de Dieu pour constater que ce dernier n’a jamais été fidèle à l’Alliance… De cette époque (entre 587 et 538) datent la rédaction des livres de Josué, de Samuel et des Rois.

Jésus en reprendra plusieurs éléments de la geste d’Elie et d’Elisée dans sa prédication à Nazareth (Luc 4, 25…). En particulier le récit de la rencontre d’Elie avec la veuve de Sarepta (1 Rois, 17, 7) et la guérison du général syrien Naaman par Elisée (2 Rois, 5, 1…). C’est une partie de ce dernier récit que nous lisons aujourd’hui en préparation à la lecture de l’évangile… Lisez l’ensemble du récit de cette guérison de ce chapitre 5 du second live des Rois. Comme dans l’évangile Naaman est lépreux et de plus un étranger. Et comme le samaritain de l’évangile, lui aussi un étranger, il revient vers le prophète pour rendre grâce : c’est de sa part une profession de foi au Dieu d’Elisée et le prophète, très conscient que cette guérison est signe de l’action bienveillante de Dieu, refuse tout présent de la part du général syrien. Alors ce dernier emportera de la terre du pays car c’est une « Terre Sainte », la terre des pays étrangers étant souillée par les idoles. Naaman a accédé à la foi au Dieu unique. C’est par la médiation d’Israël que cet étranger a eu accès en la foi au Dieu de l’Alliance. Sous le mot « lèpre » on désigne à cette époque comme à celle de Jésus des maladies de la peau. Le lépreux était un exclu car il faut protéger le groupe des forces maléfiques qui sont à l’œuvre dans le malade. La lèpre comme telle sera identifiée par le médecin norvégien Hansen, en 1873. Le livre du Lévitique en parle longuement aux chapitres 13 & 14, prescrivant à celui qui était guéri une série de rites de purification.

Psaume 97.

Ce psaume date de l’époque du retour d’Israël dans son pays après la déportation à Babylone. Il chante les merveilles de Dieu pour son Peuple .C’est une invitation qui est faite aux nations à reconnaître à leur tour qu’il n’y a de Dieu que le Dieu de l’Alliance, Celui qui a libéré Israël. Nous pouvons faire nôtre cette prière au Dieu fidèle et miséricordieux.

Evangile de Jésus Christ selon Saint Luc, Chapitre 17, versets 11 à 19.

« Jésus marchait vers Jérusalem… » Nous commençons la troisième étape de cette longue montée vers Jérusalem. Mais pourquoi Luc fait-il passer Jésus par la Samarie et la Galilée ? On a l’impression que Jésus tourne ainsi le dos à Jérusalem puisque pour aller de la Galilée vers la Ville Sainte on traverse nécessairement la Samarie qui se trouve entre la Galilée et la Judée… Or ici Jésus marche en sens inverse : de la Samarie en Galilée ! Peut-être Luc mentionne-t-il la Samarie pour expliquer la présence d’un Samaritain parmi le groupe des lépreux qui, de loin, car ce sont des « exclus » interpellent Jésus.

Le titre de « Maître » donné à Jésus est très fort : Jésus est celui dont le Nom commande aux puissances infernales. Les lépreux avaient déjà été vers les prêtres pour faire constater leur maladie. En les renvoyant à nouveau vers ceux-ci, il y a de la part de Jésus une promesse de guérison… Notre attention dans la fin du récit est tournée vers le samaritain. Jésus le désigne comme un « étranger ». Il est le seul à revenir pour rendre gloire à Dieu et cela marque bien l’universalité du salut apporté par Jésus à tous les hommes personnifiés par ce Samaritain. L’injonction de Jésus à celui-ci mérite d’être soulignée : elle évoque l’idée de résurrection. « Se relever » correspond à un verbe grec signifiant « ressusciter ». Seul le Samaritain est déclaré « sauvé » parce qu’il a eu foi en Jésus ; il a reconnu l’initiative gratuite de Dieu qui veut par Jésus sauver tous les hommes. Il y a donc une différence entre être seulement guéris et être sauvés !

Seconde lecture : De la seconde lettre de Paul à Timothée. Chapitre 2, versets 8 à 13

Paul avait fait sur le chemin de Dams une expérience spirituelle qui a bouleversé sa vie : par delà la mort ce Jésus qu’il persécutait en persécutant les chrétiens est vivant, Il est ressuscité. Pour Paul la résurrection de Jésus n’est pas un événement passé : c’est une réalité actuelle : aujourd’hui en prison à cause de l’évangile, il puise son courage et sa force dans cette certitude que Jésus est vivant. C’est son évangile, la bonne nouvelle qu’il proclame à temps et à contretemps. Et dans cette foi en Jésus vivant aujourd’hui, il trouve une liberté totale car on n’enchaîne pas la Parole de Dieu qui est assez puissante pour arracher Jésus à la mort et nous avec Lui. Et si, à cause des épreuves trop lourdes, nous sommes infidèles, Dieu, Lui, est toujours fidèle à sa volonté de sauver tous les hommes ! Il sera toujours prêt à pardonner au moindre signe de repentir de notre part puisque nous faisons partie du Corps du Christ…

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