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        Textes du 27ème dimanche du Temps ordinaire

Textes du 27ème dimanche du Temps ordinaire

Année C

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  • 1er décembre 2000

Première lecture : Livre du Prophète Habacuc, chap. 1, versets 2 & 3, chap. 2, versets 2 à 4.

Devant le silence de Dieu au Calvaire, devant l’apparente impuissance de Dieu lors d’événements dramatiques comme ceux du 11 septembre dernier ou de la catastrophe de Toulouse le vendredi 21 de ce même mois, nous ne pouvons pas ne pas nous poser des questions. C’était celles que 7 siècles avant Jésus Christ se posait le prophète Habacuc. A cette époque, les Babyloniens envahissent tout le proche Orient y semant la destruction et la terreur… Jérusalem a été prise une première fois et une partie de la population déportée à Babylone. Le livre d’Habacuc serait en fait une compilation d’oracles de différentes époques correspondants aux douloureuses situations vécues par le peuple de Dieu. Les prophètes sont de ces hommes qui ont une telle foi au Dieu de l’Alliance qu’ils ont l’intuition que lors d’événements dramatiques comme ceux que connaît le peuple de Dieu dans cette période de son histoire, ce n’est pas la violence des hommes qui aura le dernier mot mais ce Dieu qui est Vie et Amour. Ils savent que le Dieu au service duquel ils sont est un Dieu fidèle. Le Prophète est le porte-parole de ce Dieu. Il parle en son Nom : « Tu vas mettre par écrit la vision… » Ce qui est écrit, gravé dans la pierre demeure, témoin dans la durée de la fidélité de Dieu. C’est sur cette fidélité du Dieu Très Haut que s’appuie notre propre fidélité. La racine hébraïque du mot « fidélité » est une image très concrète à savoir ce qui est stable, solide comme le roc. Le Parole de Dieu porte en elle un dynamisme qui fait que ce qu’elle exprime se réalise. Malgré les erreurs et la violence des hommes le projet d’amour de Dieu se réalisera à travers les événements de l’histoire et le juste, lui, vivra par sa fidélité. En lisant le dernier verset de notre lecture, n’oublions pas que pour l’homme de la bible, l’âme c’est l’homme tout entier dans sa capacité à penser, à vouloir.

Psaume 94.

Ce psaume était chanté lors des processions des pèlerins montant au Temple. Malgré les drames que nous vivons cette invitation à l’action de grâce a bien sa place dans notre liturgie dominicale. Car notre Dieu est un Dieu fidèle. L’histoire passée nous le montre : malgré les infidélités de son Peuple, Dieu réalise son projet d’Alliance. La dernière strophe du psaume doit nous interpeller : « Aujourd’hui, écouterez – vous sa parole ? … » Jésus dans la synagogue de Nazareth n’avait-il pas dit : « Aujourd’hui cette parole s’accomplit.. » (Luc 4,21).

Evangile de Jésus Christ selon Saint Luc, chapitre 17 versets 5 à 10.

La première lecture posait la question de la foi en Dieu. C’est cette même question qui est reprise par les apôtres ici. Tous les passages de l’évangile de Luc que nous lisons chaque dimanche se situent dans cette longue section de l’évangile qui nous rapporte la montée de Jésus vers Jérusalem où vivra sa Pâque, allant au devant d’événements tragiques. (Luc 9, 51 à 19, 27) Jésus l’avait laissé entendre plusieurs fois à ses apôtres (les 12) leur annonçant sa passion. A la demande des apôtres : « Augmente-en nous la foi », Jésus d’une certaine façon donne la même réponse que celle donnée par la première lecture : « Ayez confiance ; Dieu est maître de l’impossible comme par exemple de dire à cet arbre d’aller se planter dans la mer ! Luc, pour parler de Jésus le nomme « Le Seigneur », c’est à dire « Dieu » : Jésus ressuscité se révèle comme étant le Fils de Dieu, présent et agissant au milieu de sa communauté réunie en son Nom. Cette communauté est celle pour laquelle Luc a écrit son évangile.

La seconde partie de l’évangile, versets 7 à 10, illustre cet appel en une foi absolue en l’amour de Dieu. Il faut reconnaître que l’attitude du maître est choquante, provocante. Et Jésus semble même vouloir durcir la situation ! Ne serait-ce pas pour mettre en valeur la finale de la lecture : « Nous sommes des serviteurs quelconques. » Dans un autre passage du même évangéliste on nous montrera un maître au service des siens (Luc, 12,37…)

Ce que Jésus veut nous faire comprendre c’est ceci : ce n’est pas la peine que nous nous donnons pour faire notre devoir qui compte aux yeux de Dieu. On « n’achète pas » son salut. On le reçoit comme un don gracieux de Dieu un don de son amour bienveillant. Dieu nous rend justes non pas grâce à nos mérites mais par pure bonté envers chacun. Ce qui compte c’est notre foi en cet amour indéfectible de Dieu pour tout homme. C’est par sa foi qu’Abraham fut reconnu « juste ». Quand on aime, on ne compte pas « ses heures » ! Oui, Seigneur, je ne fais que mon devoir. Ma joie est de Te servir … Je ne suis qu’un serviteur « quelconque » ou « inutile »… comme Jésus lui-même qui est venu non pas pour se faire servir mais pour servir et donner sa vie. (Marc 10, 45).

Seconde lecture : seconde lettre à Timothée. Chapitre 1, versets 6 à 8, 13 & 14

Nous commençons la lecture de cette seconde lettre à Timothée. Elle émane d’un disciple de Paul qui met cette lettre sous l’autorité de son maître. La situation de l’église évoquée dans cette lettre correspond, non pas à la situation des premières communautés fondées par Paul mais à celle d’une église déjà bien organisée des environs de l’année 100. Paul était mort vers 63. Deux parties dans notre lecture :

1°) Les versets 6 à 8. Le don reçu par le disciple par l’imposition des mains est à mettre en œuvre au quotidien. Il en va de même pour nous : les sacrements que nous avons reçus sont à mettre en œuvre dans l’aujourd’hui de nos vies et nous pouvons reprendre à notre compte ce qui est dit au disciple…

2°) Les versets 13 & 14. Tous nous participons à un titre ou à un autre à la mission de l’Eglise, nous sommes dépositaires de l’évangile et l’Esprit saint nous donne d’assumer pleinement nos responsabilités de chrétien dans le monde où nous vivons.

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