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        Textes du 26ème dimanche du Temps ordinaire

Textes du 26ème dimanche du Temps ordinaire

Année C

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  • 1er décembre 2000

Première lecture : Livre du prophète Amos, chapitre 6, versets 1a, 4 à 7.

De tout temps ce qui caractérise le riche est son inconscience : il vit dans une sorte de bulle. Il ne voit pas la réalité comme elle est. Cela était vrai au temps d’Amos, à l’époque de Jésus qui dans l’évangile nous parle de Lazare, le « mauvais » riche, et aussi à notre époque. En mettant en garde les nantis de son époque et plus spécialement la classe des notables du Royaume d’Israël, le royaume du nord, il nous met à notre tour en garde. Il faut noter que ces « riches » sont ceux que le prophète stigmatisait déjà dans la lecture de dimanche dernier.

Psaume 145.

Ce psaume fait partie d’une suite de psaumes de louange clôturant le psautier. Les versets choisis pour la liturgie de ce dimanche sont bien dans la ligne de l’enseignement donné par la première lecture et par l’évangile. La première strophe est à méditer : sachons la faire nôtre…

Evangile de Jésus Christ selon Saint Luc, Chapitre 16, versets 19 à 31.

Encore à l’époque de Jésus, la réussite matérielle était signe de la bénédiction de Dieu. A la porte de ce riche, un pauvre dont le nom est Lazare. Il ne faut pas le confondre avec Lazare, frère de Marthe et de Marie (évangile de Jean, 11.) Paradoxalement le nom de ce pauvre signifie « Dieu a secouru » ! C’est une façon pour Jésus de nous dire que les malheurs de cette vie ne sont pas signe d’un abandon de Dieu, d’une punition de Dieu. Il y a de la part de ce riche une inconscience coupable. Ne serait-ce pas une forme de ce péché d’omission dont nous sommes invités justement à prendre conscience chaque fois que nous récitons le « confiteor » ?

La suite du récit : ce qui se passe après la mort utilise une représentation mythologique de la situation, laquelle est le prolongement de ce qui se passait déjà dans la vie avant la mort : il y a un abîme entre l’égoïsme impitoyable du riche et la situation de tous les exclus. Le monde de l’amour, du souci de l’autre est incompatible avec celui du riche égoïste.

Notez que ce riche n’est pas si mauvais qu’il n’y paraît puisque dans ses tourments il a souci de ses 5 frères… Au moment de la mort, notre vie est comme revue à la lumière de la vérité de Dieu et nous prenons conscience à ce moment-là de la gravité de notre péché et en particulier ceux d’inconscience, d’omission. Mais il est trop tard !

Les derniers versets 27 à 31 nous mettent en garde contre la tentation de vouloir des signes merveilleux pour fonder notre foi. La révélation biblique dans son ensemble est suffisante pour la fonder : elle nous dit clairement l’amour que Dieu porte à chacun.

Le verset 31 fait certainement allusion à ceux qui refusent le témoignage pascal des apôtres, témoins de la résurrection de Jésus.

Seconde lecture : Première lettre à Timothée, chapitre 6, versets 11 à 16.

Nous continuons de lire des extraits de cette lettre. Il est peut-être utile de les replacer dans leur contexte. Pour Paul la vie chrétienne et plus particulièrement la vie du chrétien investi d’une responsabilité, ayant charge d’un ministère diaconal, presbytéral ou épiscopal, est un combat. Témoigner du Christ Ressuscité et des valeurs de l’évangile ne va pas de soi. Avec Timothée, nous sommes invités à nous souvenir du témoignage que Jésus a porté devant Ponce Pilate.

homelie

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