Paroisse Saint-Jean-Baptiste de Sceaux
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        Textes du 25ème dimanche du Temps ordinaire

Textes du 25ème dimanche du Temps ordinaire

Année C

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  • 1er décembre 2000

Première lecture : Livre du Prophète AMOS, Chapitre 8, versets 4 à 7.

La lecture de l’évangile de ce jour pose la question de nos rapports à l’argent. La première lecture nous dit que ces rapports étaient déjà mal vécus à l’époque de la royauté d’Israël. Amos était berger à Teqoa, bourgade proche de Bethléem. Poussé par l’esprit de Dieu il part vers le Royaume d’Israël. Après la mort de Salomon les tribus du Nord avaient fait sécession pour former le royaume d’Israël. La région était riche ; on vivait en paix mais comme toujours dans de pareils cas, la richesse des uns se développait au prix de l’appauvrissement et de l’exploitation des autres, au mépris de la justice la plus élémentaire. L’argent devient un argent « trompeur ». Il est évident que Dieu ne peut tolérer de tels abus. Amos qui est un homme de Dieu, un homme qui a compris qu’il n’y a d’authentique service de Dieu que dans le respect et l’amour de l’autre réagit avec vigueur. Jésus ne fera que reprendre le message du prophète Amos. Vous noterez que tous les autres prophètes ont repris ce même message. Ils ont toujours été du côté du pauvre et de l’exclu par ce que pour eux tous les hommes sont les enfants d’un même Dieu.

Psaume 112.

Psaume de louange en l’honneur de Dieu qui relève le pauvre. C’est la troisième strophe de ce psaume qui a dicté son choix pour la liturgie de ce dimanche. Il est dans la ligne du « Magnificat » et de la béatitude : « Bienheureux les pauvres de cœurs, le Royaume est à eux. ».

Evangile de Jésus Christ selon Saint Luc, Chapitre 16, versets 1 à 13.

Nous continuons de suivre Jésus dans sa longue montée vers Jérusalem. Dans toute cette section, la question de l’argent est abordée. Notre lecture comporte deux parties : versets 1 à 8 et versets 9 à 13. Cette seconde partie comporte un certain nombre de sentences que le rédacteur a mis à cette place parce qu’elles parlent de l’argent.

1ère partie  : la parabole de l’intendant prévaricateur. Ce dernier fait preuve d’habilité pour se tirer du mauvais pas dans lequel il s’est mis par suite de sa gestion malhonnête. Le Maître fait l’éloge non pas de l’indélicatesse de son gérant mais parce que ce dernier s’est montrer avisé pour assurer son avenir terrestre. Le verset 9 nous concerne : puissions nous, nous qui sommes des fils de lumière (allusion au baptême comparé à une illumination ?) être aussi soucieux de préparer notre accueil dans les demeures éternelles !

Quelle est la pensée de Jésus lors qu’Il parle de l’argent « trompeur » dans ce même verset ? L’argent en soi est indifférent. C’est la façon dont il est utilisé qui lui donne son sens. Il ne fait pas seulement allusion aux moyens par lesquels cet argent a été acquis et distribué par notre intendant sans scrupule, Il nous met en garde contre la fascination de l’argent qui est source illusoire de puissance et de sécurité.

2ème partie  : Ces versets – 9 à 13- développent la pensée de Jésus et la radicalise.

Les expressions « petite affaire », « argent trompeur », « biens étrangers » renvoient aux biens de ce monde. L’homme n’en n’est pas le propriétaire : tout appartient à Dieu. L’homme en est seulement le gérant des biens de ce monde pour le service de tous. S’il se montre digne de confiance dans la gestion des « biens de ce monde », il sera digne de confiance pour gérer le « bien véritable ». A l’époque de Jésus comme à celle d’Amos, comme à la nôtre Jésus souligne avec force qu’il y a incompatibilité absolue entre le service de l’argent et le service de Dieu. Il faut choisir…et nous savons tous le pouvoir trompeur et tyrannique de l’argent !

Seconde lecture : Première lettre de saint Paul à Timothée : chapitre 2, versets 1 à 8.

Peu importe que Paul soit oui ou non l’auteur de cette lettre à caractère pastoral. La question se pose car le contenu de cette lettre ne correspond pas à la situation de l’église aux environs des années 60 mais bien plutôt à la situation d’une église déjà bien structurée qui serait celle des année 90 – 100. Cela n’enlève rien à son caractère d’écrit inspiré. Cette lettre nous donne un peu le « climat » d’une communauté de la seconde ou troisième génération. On ne peut pas ne pas être frappé par l’universalisme de ce passage qui est comme une sorte de « prière universelle » avant la lettre et qui pourrait être lu en l’adaptant comme telle ! Tous les chrétiens sont concernés, les simples baptisés comme leurs pasteurs…

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