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        Textes du 25ème Dimanche du Temps ordinaire

Textes du 25ème Dimanche du Temps ordinaire

Année A

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  • 1er janvier 2001

Première lecture : Livre d’Isaïe, Chapitre 55, versets 6 à 9

Nous sommes au dernier chapitre du second livre d’Isaïe qui nous relate la prédication d’un lointain disciple du prophète. Cette prédication se situe aux alentours de l’année 550 pour réconforter les exilés déportés à Babylone après la chute de Jérusalem en 587. Le début du chapitre évoque l’espérance d’une alliance éternelle par laquelle se réaliseront les promesses faites naguère à David. Mais cette réalisation est liée à la conversion du Peuple de Dieu ; C’est de celle-ci que traite les versets constituant notre lecture. C’est le moment de nous rappeler que les pensées de Dieu ne sont pas celles des hommes. Entre les deux, il y a autant de distance qu’entre la terre et le soleil. Que cette comparaison ne nous décourage mais au contraire qu’elle nous stimule dans notre effort de conversion car ce qui est impossible à l’homme est possible pour Dieu .Ces versets nous préparent à l’écoute de l’évangile qui nous montre que, décidément, la logique de Dieu n’est pas celle des hommes !

Psaume 144

Psaume de louange dit " alphabétique " car dans le texte original chaque verset commence par une lettre de l’alphabet hébraïque. Les versets choisis pour notre liturgie insistent sur la proximité et sur l’amour du Seigneur pour chacun de nous.. Jésus ira encore plus loin dans cette affirmation de la proximité de Dieu au cœur de nos vies puisqu’il nous dira : " si quelqu’un m’aime, mon Père l’aimera et nous viendrons en lui et nous ferons en lui notre demeure ! "

Lecture de l’Evangile selon saint Matthieu, Chapitre 20 verset 1 à 16a

L’évangile de dimanche dernier était un passage du 4ème discours de l’évangile de Matthieu : le discours sur l’Eglise. Aujourd’hui nous sommes invités à suivre Jésus dans son dernier voyage vers Jérusalem. Dans le chapitre 19 Matthieu a rassemblé un certain nombre d’enseignements qu’il serait bon de relire. Du chapitre 20 nous ne lisons que la lecture de ce dimanche mais il y a là aussi d’autres enseignements de Jésus qui pourront nourrir notre prière.

Nous avons 4 embauches successives. Pour la première un salaire est fixé selon les coutumes de l’époque, pour la seconde on nous dit simplement : « Je vous donnerai ce qui est juste » sans autre précision. Ce qui laisse la porte ouverte à toutes les interprétations. Pour les deux dernières embauches, rien n’est fixé ! L’heure des comptes arrive selon ce qui est dit dans le livre du Deutéronome, chapitre 24, 14 à 16.

Et le Maître commence par les derniers qui reçoivent chacun un denier. Voyant cela, ceux qui ont travaillé tout le jour peuvent, à bon droit s’attendre à toucher plus. Le Maître commence par leur répondre : « Nous sommes quitte, c’est ce que nous avions convenu et je ne vous lèse en rien… » et il ajoute : « j’ai bien le droit de faire ce que je veux… »

Comme la justice a été respectée, les premiers ayant reçu ce qui avait été convenu, l’inégalité des traitements des uns et des autres révèle la bonté, la générosité du Maître. Les derniers n’ont en rien démérité car s’ils n’ont pas travaillé ce n’était pas par paresse mais à cause des circonstances : Personne ne les avait embauchés ! Le comportement de ce Maître est peut-être discutable du point de vue humain. La justice humaine voudrait que soit respectée une réelle proportionnalité entre le travail fourni et sa rétribution. Mais les pensées de Dieu ne sont pas celles des hommes ; ses critères de jugement ne sont pas les nôtres ! Car le « salaire » que Dieu veut donner à chacun n’est pas en rapport avec nos « mérites ». Ce que Dieu nous offre ce n’est pas une récompense ou un salaire qui serait fonction de nos bonnes actions ; ce qu’Il nous offre c’est son amour, or un amour ne se mérite pas, il se reçoit car il est offert. Et c’est cet amour totalement gratuit de la part de Dieu qui nous rend « justes », qui fait de nous des « justes » en ce sens que c’est Dieu lui-même qui dans son immense bonté nous « ajuste » à Lui pour que nous puissions recevoir cet amour. La seule chose qui nous est demandé est de répondre à cet amour gratuit de Dieu par l’amour que nous serons capables de rayonner autour de nous.

On peut faire deux autres lectures de cette parabole en fonction de l’histoire :

  • ou voir dans les ouvriers embauchés les premiers les membres du Peuple élu, le peuple de la Première Alliance et dans ceux qui ont été appelés les derniers, les chrétiens. Les uns et les autres sont les sujets de cet amour totalement gratuit de Dieu. C’était peut-être l’intention de Jésus qui s’adressait à des auditeurs juifs cherchant à leur faire comprendre que ce qui les rend « justes n’est pas le fait d’accomplir la Loi avec scrupule mais cet amour gratuit que Dieu porte à chaque être humain,
  • ou voir dans les ouvriers de la première heure les Judéo-chrétiens qui ont été les premiers à bénéficier du salut apporté par Jésus Christ et dans les derniers embauchés les chrétiens venus du paganisme. Les premiers n’ont aucun droit sur les derniers : les uns et les autres n’ont qu’à accueillir le don gratuit de l’amour de Dieu qui rend justes les uns et les autres. Relisez la réponse du Maître aux versets 14 & 15 : « …Je veux donner à ce dernier autant qu’à toi ; n’ai-je pas le droit de faire ce que je veux de mon bien ? Vas-tu regarder avec un œil mauvais parce que moi, je suis bon. ». C’était peut-être la lecture de Matthieu qui s’adressait justement à des Judéo-chrétiens.

Une dernière remarque : vous aurez noté la façon dont le Maître parle aux uns et aux autres : « Il les envoya… » Notre travail dans la vigne du Seigneur est une mission. On n’est pas chrétien pour soi mais pour le service des autres.

Seconde lecture : Lettre de st Paul aux Philippiens Chapitre 1, versets 20c à 24 et 27a

Nous en avons fini avec la lettre aux Romains. Pendant les 4 dimanches à venir nous allons lire des passages de cette lettre que Paul a envoyée durant une de ses captivités à cette église d’Asie Mineure. Les versets choisis nous disent la liberté intérieure de l’Apôtre et la force de son espérance dans cette certitude que le vrai sens de la vie est de partager éternellement la Vie avec le Christ. Il vit déjà de cette vie : " Pour moi, vivre c’est le Christ… "
Retenons le verset 27 : « Quant à vous, menez une vie digne de l’Evangile du Christ. »

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