Paroisse Saint-Jean-Baptiste de Sceaux
http://paroisse-sceaux.fr/Textes-du-23eme-dimanche-du-Temps,225
        Textes du 23ème dimanche du Temps ordinaire

Textes du 23ème dimanche du Temps ordinaire

Année C

  • Télécharger l'article au format PDF Imprimer cet article
  • 1er décembre 2000

Pessimisme (1ère lecture) et exigences insensées (évangile) semblent se disputer la première place dans les lectures de ce dimanche. Regardons d’un peu plus près ces deux lectures.

Première lecture : Livre de la Sagesse, Chapitre 9, versets 13 à 18.

Ce livre a été écrit probablement à Alexandrie vers les années 50 avant Jésus-Christ pour soutenir la foi des croyants juifs confrontés aux attraits de la civilisation grecque. Le passage que nous lisons est un extrait d’une prière pour obtenir la Sagesse. Elle est mise par l’auteur sur les lèvres du roi Salomon. Les auteurs du lectionnaire dominical auraient été bien inspirés s’ils nous avaient donné à lire les trois premiers versets de ce chapitre 9 ! Ces versets atténuent le caractère négatif de notre lecture. Nous faisons tous cette expérience que notre « corps » paralyse souvent nos capacités intellectuelles. Mais Dieu nous connaît et Il vient lui-même à notre aide en nous donnant part à son Esprit. C’est ce même Esprit qui nous donnera de découvrir la volonté de Dieu. L’évangile va nous dire comment : en prenant le temps de nous asseoir… pour réfléchir dans la prière comment assumer les exigences du baptême.

Psaume 89.

Cette prière du psalmiste est bien en place ici… Prenons le temps de la faire nôtre en pensant que Jésus a prié avant nous avec ce psaume.

Evangile de Jésus Christ selon Saint Luc, Chapitre 14, versets 25 à 33.

Depuis le chapitre 9, verset 51, à la suite de Jésus, nous avons pris le chemin qui conduit à Jérusalem où il va vivre la Pâque : son passage à travers la mort vers la résurrection. Nous sommes au milieu de cette foule qui faisait route avec Jésus. Il est probable que les paroles que Luc met dans la bouche de Jésus ont été prononcées de fait à des moments divers. S’il a voulu les rassembler ici, n’est-ce pas pour souligner très fortement les exigences de la foi en Jésus ? Les traducteurs du lectionnaire ont adouci le texte grec de Luc. Le verbe traduit par « me préférer à… » Signifie en réalité « haïr » Comment Jésus a-t-il pu oser employer un tel verbe ? N’a-t-il pas demandé d’aimer ses ennemis (chapitre 6, 27) et d’honorer son père et sa mère (chapitre 18, 20) ? Je pense que la réponse à donner est la suivante : Luc s’adresse à des chrétiens venus du paganisme et il veut souligner le caractère absolu de la foi chrétienne : les exigences du baptême passent avant toutes les autres et s’il y a un conflit entre les droits de la famille et ceux du baptême ; il n’y a pas à hésiter ! Le même évangéliste nous a montré que Jésus, à 12 ans, a donné la préférence à la mission qu’il avait reçue de son Père.

Au verset 27, il nous est demandé de porter notre croix à la suite de Jésus. N’oublions pas que nous sommes après la mort de Jésus et sa résurrection. Normalement Jésus aurait dû être lapidé comme blasphémateur (Jean, 8, 59). Ce n’est qu’après la mort de Jésus qu’il peut être demandé aux disciples de Jésus de prendre sa croix à sa suite et de le suivre.

Alors, devant les exigences évangéliques, il est nécessaire de prendre le temps de s’asseoir et dans la prière de découvrir ce que Dieu attend de nous. Si nous ne pouvons rien sans Lui, de même Il ne peut rien sans notre consentement : ni construire une tour (l’église), ni remporter la victoire sur l’ennemi (Satan).

Les versets 2, 27 et 33 soulignent bien que chacun de nous est concerné par cet appel de Jésus.

Comme la seconde lecture n’a jamais de lien direct avec la première lecture et l’évangile qui, elles, s’appellent l’une l’autre, je place ces réflexions sur cette 2ème lecture après celles sur l’évangile.

Seconde lecture : Lettre de saint Paul à Philémon, versets 9b & 10, 12 à 17.

Ce très court billet serait à lire en entier. Paul nous a rappelé dans sa lettre aux Galates (chapitre 3, 28) que dans le monde nouveau il n’y a plus ni esclave, ni homme libre car nous sommes tous un en Jésus Christ. Mais de fait il faudra plusieurs siècles pour que l’église ose condamner l’esclavage. Paul se met lui-même hors la loi romaine puisqu’il avait accueilli Onésime, cet esclave fugitif qu’il considère comme son enfant dans la foi. Que son maître agisse de même ! Si humainement parlant le baptême ne change rien à l’ordre social existant, nous avons dans notre foi baptismale à porter un autre regard sur ceux qui nous entourent. Pour Jésus, tout homme est un frère, puisque nous sommes tous les enfants d’un même Père.

août 2017 :

Rien pour ce mois

juillet 2017 | septembre 2017

newsletter