Paroisse Saint-Jean-Baptiste de Sceaux
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        Textes de la Fête du Corps et du Sang du Christ

Textes de la Fête du Corps et du Sang du Christ

Année C

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  • 1er décembre 2000

Nous fêtons le don que Le Seigneur Jésus nous fait de sa Présence vivante dans le sacrement de l’eucharistie. C’est de cette réalité dont nous parlent les lectures de ce jour.

Une remarque au sujet du vocabulaire  : Jésus comme les évangélistes n’avaient pas la même façon que nous de se représenter l’homme ; pour eux l’homme n’est pas composé d’un corps et d’une âme qui anime le corps. L’homme est un tout. Pour dire l’homme dans sa corporalité par laquelle il est en relation avec le monde ils utilisent un mot hébreu que les traducteurs ont rendu par “corps” ; pour dire l’homme dans sa capacité à penser, à vouloir, à aimer, ils ont un autre mot hébreu qui a été traduit par “âme”. Attention donc, ne faites pas de contresens ! Dans les textes bibliques, n’oubliez jamais cela : le mot “corps” veut dire l’homme dans sa totalité comme le mot “âme”. Quand Jésus nous dit : “Ceci est mon Corps”, il nous dit “ C’est moi, dans la totalité de mon être humain et divin, dans ma capacité d’être en relation avec le monde donc avec vous, chacun de vous.

Première lecture : Livre de la Genèse, chapitre 14, versets 18 à 20.

Ce livre de la Genèse est le premier des 5 livres constituant la Thora juive, notre Pentateuque. Leur rédaction définitive est assez tardive, bien après le retour de captivité à Babylone en 535. Sous la forme de récits plus ou moins légendaires, les auteurs veulent nous donner un enseignement sur la foi d’Israël. Ce passage a été choisi parce qu’il y est question de pain, de vin, de bénédiction... C’est une annonce lointaine de l’eucharistie. Dans l’Ancien Testament Melkisédek n’est mentionné que deux fois : ici et dans le psaume 109, lu à la suite de la première lecture. Par contre l’auteur de la lettre aux Hébreux exploite ce thème de Melkisédek, roi de Salem (Jérusalem) pour fonder la mission sacerdotale de Jésus.

Psaume 109.

C’est le psaume cité le plus souvent dans le Nouveau Testament. Il est interprété comme une annonce du Messie venu en la personne de Jésus. Il chante la royauté du Christ Ressuscité assis à la droite du Père, la place d’honneur !

Seconde lecture : Première lettre aux Corinthiens, chapitre 11, versets 23 à 26.

Dans cette lettre Paul réagit au sujet d’un certain nombre de comportements de la communauté de Corinthe. Ainsi lorsque les chrétiens de Corinthe se réunissaient pour la célébration de ce qui est maintenant pour nous la messe dominicale, les uns prenaient un repas plantureux pendant que d’autres ne mangeaient pas parce qu’ils n’avaient rien à manger ! On comprend la réaction violente de Paul. Et c’est à ce propos qu’il va leur rappeler ce qu’il leur avait enseigné et qu’il avait reçu lui-même de la tradition. C’est notre lecture de ce jour. Nous avons là le plus ancien témoignage sur l’eucharistie, bien antérieur aux récits de l’institution de celle-ci dans les évangiles. Dans les années 50 - 55, donc à peine 20 ans après les évènements fondateurs du christianisme : la vie, la mort et la résurrection de Jésus, la célébration de la messe dominicale était déjà l’acte central de la vie chrétienne ! La communauté faisait mémoire de la mort et de la résurrection du Seigneur Jésus, exactement comme nous aujourd’hui. En actualisant (sens de “faire mémoire”) le mystère de la mort et de la résurrection de Jésus l’eucharistie fonde la communion entre les chrétiens. Être chrétien c’est se savoir participant à la vie d’une communauté accueillante et attirante.

Evangile de Jésus Christ selon Saint Luc, chapitre 9, versets 11b à 17.

Dans ce passage comme dans le récit de l’institution de l’eucharistie et celui des pèlerins d’Emmaüs on retrouve les 4 mêmes verbes : Jésus prend le (les) pain(s), les bénit , les rompit et leur donna . Ceci nous montre que le récit de la multiplication des pains est à lire dans la perspective de l’eucharistie. C’est une autre façon de nous donner un enseignement sur l’eucharistie. Il faut nous rappeler que “la fraction du pain”, “l’eucharistie” et “la messe” sont des expressions qui désignent la même réalité.

Déjà le prophète Elisée (2e livre des Rois, 4,42...) avait multiplié les pains... mais en bien moins grande quantité. Jésus apporte la plénitude...

Des versets à remarquer :

11 : “Jésus parlait...” Le parallèle est à faire entre le pain de la parole et le pain qui va être multiplié. Dans la célébration de la messe, Jésus, la Parole vivante du Père se donne à nous sous deux formes différentes : le pain de la Parole, le pain de la Vie. Ces deux formes sont complémentaires et inséparables.

13 : “Donnez leur vous-mêmes à manger...” ce verset dit bien qu’aujourd’hui Jésus agit par ceux qui refont en son Nom ce qu’Il a lui-même fait. Il les a choisis pour mettre en œuvre sa volonté. Au moment d’instituer l’Eucharistie Jésus dira : “J’ai désiré d’un grand désir célébrer ce repas avec vous.” A la messe, nous répondons à l’invitation et au désir de Jésus...

17 : “Tous mangèrent à leur faim...” Cette remarque fait allusion à la manne dans le désert mais elle nous rappelle que la célébration de la messe nous engage au partage de nos biens pour que chacun est le nécessaire.

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