Paroisse Saint-Jean-Baptiste de Sceaux
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        Textes de la Fête de la Nativité de Saint Jean-Baptiste

Textes de la Fête de la Nativité de Saint Jean-Baptiste

Année C

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  • 1er décembre 2000

Depuis le lundi lendemain de la fête de la Pentecôte nous sommes dans le temps dit « ordinaire ». Il se terminera le samedi 1er décembre 2001, veille du premier dimanche du temps de l’Avent 2002. La fête de Saint Jean Baptiste ayant la priorité sur le dimanche, c’est elle que nous célébrons et c’est bien ainsi puisque c’est la fête patronale de notre paroisse.

Première lecture : Livre d’Isaïe, chapitre 49, versets 1 à 6.

Les chapitres 40 à 55 forment la seconde partie du livre d’Isaïe. Ils ont été écrits par un lointain disciple du prophète au temps où Israël est déporté à Ninive après la chute de Jérusalem en 587. C’est un message d’espérance destiné à soutenir le moral des exilés. Comme Dieu l’avait fait au temps de l’Exode, il libérera son peuple. Celui dont il est question est un mystérieux serviteur de Yahvé annonçant un messie libérateur.

La liturgie de ce jour applique ce texte à Jean-Baptiste, fêté ce dimanche.

Vous remarquerez l’image de l’épée à deux tranchants qui symbolise la parole de Dieu. L’auteur de l’épître aux Hébreux (4, 12….) écrit : « La Parole de Dieu est vivante et efficace, plus effilée qu’un glaive à deux tranchants. ».

Cette lecture si elle s’applique à Jésus et à Jean-Baptiste, s’applique aussi à chacun de nous.

Elle est une belle illustration de ce que nous disons au cours de la seconde prière eucharistique : « Nous Te rendons grâce car Tu nous as choisis pour servir en ta présence », à l’image de Jésus dont nous sommes par notre baptême les disciples : « Je ne suis pas venu pour être servi mais pour servir et donner ma vie… ».

Et de plus nous avons à être lumière pour nos frères. Cela nous est dit aussi au baptême. Dans l’évangile de st Matthieu Jésus nous dit : « Vous êtes la lumière du monde… » (Matthieu, 5, 14).

Psaume 138.

C’est un hymne à la toute puissance, à l’omniscience, à l’omniprésence de Dieu. Ce psaume a été écrit à une date relativement tardive (après le retour de la captivité à Babylone) Il est difficile à traduire car le texte d’origine nous est parvenu en mauvais état. Les auteurs du lectionnaire ont fait un choix de versets qui s’appliquent à Jean-Baptiste en reprenant des thèmes de la première lecture.

Seconde lecture : Livre des Actes des Apôtres, chapitre 13, versets 21 à 26.

Ces derniers dimanches de Pâques nous étions déjà dans la synagogue d’Antioche de Pisidie, la ville actuelle de Yalvac en Anatolie, proche de Konia (Iconium). Comme à son habitude Paul s’adresse en priorité à la communauté juive du lieu réunie pour le sabbat dans la synagogue puisque c’est au peuple d’Israël que devait d’abord être annoncé qu’en Jésus, les promesses de Dieu étaient pleinement réalisées. On a retenu les passages du discours de Paul concernant Jean-Baptiste. La mission de Jean-Baptiste – qui est aussi la nôtre – est d’être un précurseur. Il prépare le terrain à la mission de Jésus. Il lui ouvre un chemin car sa mission est unique.

Evangile de Jésus Christ selon Saint Luc, chapitre 1, versets 57 à 66 & 80.

Dans la liturgie de la messe du samedi soir, nous avions lu le début du chapitre 1, versets 5 à 17, nous rapportant l’annonce de la naissance de Jean-Baptiste et comment Zacharie, son père, ayant douté de la Parole de Dieu était devenu muet : doutant de la Parole, il avait été privé de la parole. Il serait bon de lire dans ce chapitre 1 tout ce qui concerne Jean-Baptiste et la belle prière de Zacharie, reprise par l’église tous les matins dans sa prière du matin, l’office des Laudes.

Nous sommes le 8ème jour, le jour de la circoncision, le jour où l’enfant reçoit son nom.

« Son nom sera JEAN ! » précise Zacharie par écrit puisqu’il est toujours privé de la parole.

En hébreux, Jean s’écrit « Yohanâm », ce qui veut dire « Dieu a pitié » ou « Dieu fait grâce ».

Cette pitié ou cette grâce exprime la miséricorde divine. Par Jésus c’est toute l’humanité et pas seulement Israël qui bénéficiera de cette miséricorde.

Au moment où Zacharie en nommant son fils reconnaît la miséricorde de Dieu en sa faveur et celle de sa femme, il retrouve la parole pour louer le Seigneur. Les versets 68 à 79, omis dans notre lecture constituent cette belle prière dite du « Bénédictus ».

La crainte dont il est ici question comme dans d’autres passages de la Bible n’est pas la peur de Dieu ou devant Dieu mais le saisissement révérenciel devant les merveilles accomplies par Dieu en notre faveur.

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