Paroisse Saint-Jean-Baptiste de Sceaux
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        Textes de La croix glorieuse du Seigneur (24ème dimanche)

Textes de La croix glorieuse du Seigneur (24ème dimanche)

Année B

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  • 1er décembre 2002

Pour ce dimanche, nous interrompons la suite des lectures des dimanches ordinaires. La priorité est donnée à cette fête en l’honneur de la Croix glorieuse du Seigneur. Les trois lectures de la liturgie de la Parole vont nous aider à réfléchir sur le symbolisme de la croix qui d’un instrument de torture devient la source du salut en Jésus Christ.

Première Lecture : Livre des Nombres Chapitre 21, versets 4b à 9.

La marche dans le désert n’a pas été une promenade de santé… nombreux ont été les obstacles : pénurie de nourriture, de boisson, ennemis s’opposant au passage des Israélites, serpents venimeux. Dans l’esprit des rédacteurs du « Livre des Nombres » (suite des récits de l’Exode), tous ces obstacles sont vus comme des sanctions infligées par Dieu à son peuple rebelle. Il agit envers lui comme un Père vis-à-vis de ses enfants désobéissants : il punit et récompense suivant les cas. Avec Jésus cette problématique évolue : Dieu n’est plus vu comme un Père agissant vis-à-vis d’un peuple encore enfant mais comme un Père agissant vis-à-vis de ses enfants devenus adultes : Dieu nous veut autonomes et responsables. Il ne peut pas faire notre bonheur malgré nous…mais avec nous et par nous. Dieu n’est pas un magicien mais un Père qui nous respecte.

Depuis le livre de la Genèse nous savons que le serpent symbolise le destin de l’homme. Les récriminations du Peuple sont vues comme un feu qui brûlent intérieurement le cœur du Peuple…On a retrouvé dans un sanctuaire situé dans le désert du Nègèv la figurine d’une divinité païenne représentée par un serpent d’airain. Puisque c’était Dieu qui avait donné l’ordre à Moïse de faire « ce brûlant », le regarder était comme l’équivalent d’un acte de foi en ce Dieu maître de la Vie. Nous savons comment Jésus lui-même va reprendre ce récit au cours de son entretien avec Nicodème que nous avons lu au cours du Carême de cette année (4ème dim.). Nous en lisons la fin comme évangile de ce dimanche.

Psaume 77.

Les versets choisis de ce long psaume évoquant l’histoire de la miséricorde de Dieu envers son Peuple sont en rapport avec l’épisode rapporté par notre 1ère lecture .Le Dieu qui se révèle à l’homme à travers cette histoire est un Dieu qui ne cesse de pardonner. C’est ce que Jésus viendra nous confirmer par ses paroles et par sa vie.

Seconde lecture : Lettre aux Philippiens Chapitre 2, versets 6 à 11.

Le caractère rythmé de ces versets donne à penser que Paul a transcrit un très ancien hymne utilisé dans les liturgies des 1ères communautés chrétiennes. . Elle illustre toute la théologie de st Jean : Jésus est venu d’auprès du Père pour nous révéler son amour et nous apporter son salut. Paul nous décrit le chemin suivi par Jésus. Nous n’aurons jamais fini de méditer ce texte écrit avec des larmes de sang et d’amour. Mais pourquoi le lectionnaire a-t-il omis le verset 5 ? : « Ayez entre vous les mêmes sentiments qui sont dans le Christ Jésus … »

Notez aussi l’universalisme du salut de Dieu : il est pour TOUS les hommes.

Evangile de Jésus-Christ selon st Jean, Chapitre 3, versets 13 à 17.

Nous lisons la fin de ce chapitre qui nous rapporte l’entretien de Jésus avec Nicodème, ce docteur de la Loi qui était venu trouver Jésus de nuit « incognito » ! On peut penser qu’à partir du verset 16 nous avons non plus une parole de Jésus mais des réflexions personnelles de l’évangéliste à propos de cet épisode évoqué dans la 1ère lecture. Il y a une référence implicite au prophète Zacharie : « Ils regarderont celui qu’ils ont transpercé » ( Za 12, 10).

N’oublions pas que Jésus et le Père ne font qu’un .Un peu plus loin (chap8, versets 27-29) Jean fera dire à Jésus ; « Quand vous aurez élevé le Fils de l’homme alors vous connaîtrez que Moi, je SUIS et que de moi-même je ne fais rien (…) Et Celui (le Père) qui m’a envoyé est avec moi et Il ne m’a pas laissé seul parce que je fais toujours ce qui Lui plait. »

Jésus réalise cette volonté de Dieu de sauver tous les hommes en leur offrant un avenir par de là notre mort.

Rappelons-nous le symbolisme de la croix : la barre verticale signifiant notre relation avec le milieu divin, la barre transversale signifiant notre relation au monde.

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