Paroisse Saint-Jean-Baptiste de Sceaux
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      Témoignage : La paroisse est une communauté en croissance

Témoignage : La paroisse est une communauté en croissance

« Lorsque je suis arrivé à Sceaux comme curé, j’ai suivi une formation à Paris intitulée “Des pasteurs selon mon cœur”. Elle propose une véritable transformation du regard porté sur l’Église locale dont le bien-fondé m’a été confirmé peu après par la Joie de l’Évangile, première exhortation apostolique du pape François.


Il ne s’agit plus de considérer la paroisse comme une structure à conserver, mais comme une communauté en croissance. Et de passer du “On a toujours fait comme ça !” au “Qu’est-ce que l’Esprit saint me demande aujourd’hui dans ce contexte précis pour être fidèle à l’Évangile ?” Cette fidélité consiste pour l’Église à se recentrer sur les deux missions que lui a confiées le Christ : “Aimez-vous les uns, les autres comme je vous ai aimés” et “Allez et de toutes les nations faites des disciples, les baptisant au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit.” Le piège serait de laisser absorber ses énergies par le fonctionnement de structures qui ne répondent plus à ces missions.

Cette conversion pastorale comporte un certain nombre d’implications. D’abord, le pasteur doit repérer les talents chez ses paroissiens et encourager leurs initiatives, tout en les accompagnant et en discernant leur bien-fondé. Ensuite chaque groupe de la paroisse, quelle que soit sa mission, doit vivre cinq fondamentaux : vie de prière, formation continue à la parole de Dieu, vie fraternelle, service des autres, évangélisation. La paroisse doit encore éviter la tentation du “petit reste” – se replier sur soi pour se conforter dans une situation minoritaire – mais, au contraire, s’ouvrir sur le monde. Pour symboliser cela, j’ouvre les grands battants de l’église Saint-Jean-Baptiste, à Sceaux. Et l’on voit arriver des personnes pour qui passer par la petite porte était trop engageant pour entrer et se recueillir.

Le pasteur doit plus largement dégager avec sa communauté une vision pour sa paroisse. Car, comme l’écrit l’auteur des Proverbes, “faute de vision, le peuple dépérit” (29, 18). Pour cela, j’ai proposé que nous priions pendant l’année cette courte oraison inspirée de la liturgie : “Seigneur, donne-nous la claire vision de ce que tu veux pour notre paroisse et la force de l’accomplir.” Avec l’équipe d’animation pastorale, nous avons ensuite lancé un court questionnaire pour mieux connaître notre environnement au-delà du cercle des pratiquants et sonder les attentes. “À votre avis, pourquoi les gens ne viennent pas à l’église ? Si vous veniez, ­qu’aimeriez-vous trouver ? Que souhaiteriez-vous que l’Église fasse pour vous ?” Cela nous a donné l’occasion d’aller à la rencontre des gens dans la rue, sur le marché. Nous avons reçu 260 réponses, dont la moitié de non-pratiquants.

Ces retours nous ont fait prendre conscience que la paroisse paraît pour beaucoup un club fermé. Les pratiquants réguliers qui ont tissé des liens d’amitié sont heureux de se retrouver le dimanche. Mais pour s’inscrire dans une dynamique missionnaire, ils doivent faire l’effort de repérer les personnes qui viennent pour la première fois et aller à leur rencontre. Pour répondre à ce défi, des paroissiens ont mis en place dès septembre 2016 une équipe qui veille à accueillir ceux qui (re)viennent “pour voir”, qui les aide à s’approprier les gestes et les mots de la liturgie et à s’insérer dans le tissu humain de la paroisse. »

Propos recueillis par Xavier Accart, pour la revu Prier.

En savoir plus

Retrouver l’intégralité de cet article dans la revue Prier, numéro d’octobre 2016.

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