Paroisse Saint-Jean-Baptiste de Sceaux
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      La messe expliquée : partie 2

La messe expliquée : partie 2

La Parole de Dieu

La Parole de Dieu


9 – LA PAROLE DE DIEU

A la messe, les chrétiens écoutent la Parole de Dieu. Cette parole transmise dans la Bible, a été écrite par de nombreux auteurs pendant des centaines d’années à travers des récits, des histoires, des poésies, des proverbes, des chants, des cris de douleur et de joie.

L’entendre ne suffit pas, l’écouter ne suffit pas. La Parole doit entrer dans notre cœur comme une nourriture. Elle doit rejoindre notre vie comme une lumière qui lui donne du sens et la fait entrer dans la grande histoire du Peuple de Dieu, dans la grande histoire de l’humanité.


10 – LES LECTURES DE LA MESSE

A la messe, on fait trois lectures :

La première est tirée d’habitude de l’Ancien Testament qui contient la Loi de Yahvé, les écrits des prophètes, l’histoire du peuple d’Israël et des écrits de sagesse.

Pendant le temps de Pâques, cette lecture est tirée des Actes des Apôtres qui racontent les débuts du nouveau peuple de Dieu qu’est l’Église.

Cette lecture est toujours en relation directe avec l’Évangile de manière à ce que le texte de l’Ancien Testament annonce une promesse de Dieu qui sera accomplie par Jésus dans l’Évangile.

La deuxième lecture est tirée des lettres des Apôtres : Pierre, Paul, Jean ou Jacques. Elle se fait en mode de lecture continue afin de nous faire connaître l’enseignement des Apôtres qui est à la source de notre vie chrétienne.

La troisième lecture est un extrait de l’Évangile qui répond à la première lecture dans un dialogue d’Alliance entre Dieu et son Peuple (Matthieu, année A, comme cette année ; Marc, année B ; Luc, année C ou Jean qui est plus particulièrement lu à l’occasion de certaines fêtes).

11 - LE PSAUME

Le psaume, lu après le premier passage d’Écriture est le lien profond entre les trois lectures. Les cent cinquante psaumes, « résumé de toute l’Écriture », sont en quelque sorte la plaque tournante qui permet d’aller de la Parole du Père à la Parole vivante du Fils en rejoignant l’expérience de l’Esprit Saint. Ils nous accordent au chant de Dieu en nos cœurs.

12 – ALLELUIA ET EVANGILE

Alléluia est un mot hébreu qui signifie « louez Dieu ». C’est une invitation à la louange qui a pour fonction de mettre en relief la parole de l’Évangile.

Les trois petites croix que nous traçons sur notre front, sur nos lèvres et notre cœur avant d’écouter l’évangile est un geste simple qui accompagne les paroles que le prêtre prononce à voix basse : « que cette Parole, Seigneur, éclaire mon esprit afin qu’Elle inspire toutes mes paroles et qu’Elle transforme mon cœur et ma vie ».

L’assemblée se lève. Dans la gestuelle symbolique chrétienne, c’est se redresser tel le paralysé grabataire remis sur ses deux pieds par Jésus (Lc 5, 25). C’est aussi l’attitude du Christ ressuscité : « Jésus se tint là, debout au milieu d’eux » (Mc 16, 9). Une assemblée debout est une assemblée de ressuscités qui accueille la venue de Jésus ressuscité.

13 - L’HOMELIE DU PRETRE

Elle n’est pas une leçon de catéchisme ni un exposé théologique, ni un exercice d’éloquence. Elle doit montrer comment la Parole peut éclairer notre vie aujourd’hui afin que nous puissions mieux en vivre dans notre quotidien.

14 – LA PROFESSION DE FOI DE L’EGLISE OU CREDO

En réponse à la Parole de Dieu, nous exprimons notre foi en Dieu comme au jour de notre baptême par le symbole des Apôtres ou le symbole de Nicée-Constantinople. Ce sont des textes très anciens dans l’histoire de l’Église, des « symboles », ce qui nous fait « tenir ensemble » dans la foi .

15 – LA PRIERE DES FIDELES

La prière des fidèles renoue avec une tradition ancestrale. La prière de cette assemblée-ci, limitée à ce lieu, à ce temps, s’élargit à la mesure de l’Église universelle, d’où son nom de «  prière universelle  ». C’est pourquoi une communauté particulière peut se dire catholique : elle ne célèbre pas sa liturgie mais celle de l’Église.

C’est une prière de demande qui est la forme complémentaire de la prière de louange, c’est l’autre manière de dire notre accueil au don de Dieu : « Seigneur, je ne peux reconnaître que j’ai tout reçu de Toi qu’en Te demandant encore ».

Voilà achevée la liturgie de la Parole. Elle se déploie, si riche et si belle, et dans un mouvement spirituel si dense et si sûr que nous passons comme de plain-pied, dans la liturgie de l’Eucharistie avec laquelle elle ne fait qu’un.

homelie

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