Paroisse Saint-Jean-Baptiste de Sceaux
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      La messe expliquée : partie 1

La messe expliquée : partie 1

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  • 29 mars 2013

1. CHANT D’ENTREE

Avant la célébration dominicale, l’unité de la communauté chrétienne est réelle, mais invisible. Le chant contribue à rendre visible l’unité créée par l’assemblée et sa fonction est de préparer à l’Eucharistie, c’est-à-dire à une action de grâce pour la Parole de Dieu reçue et pour le pain partagé en priant doublement selon ce que disait St Augustin : « Chanter, c’est prier deux fois  ».

2. BAISER DE L’AUTEL

L’autel, point central de l’église symbolise le Christ, pierre d’angle rejetée des bâtisseurs (Ac, 4,11). Ainsi, l’autel est le lieu où s’accomplit le sacrifice parfait dont on retrouve les préfigurations dans l’Ancien Testament. Il est aussi le centre de l’action de grâce, la table où se célèbre le repas du Christ et, en même temps, le signe du Christ Jésus au milieu de la communauté. Il symbolise aussi le tombeau des martyrs sur lequel les premiers chrétiens célébraient l’Eucharistie.

Avec le temps, l’Église a pris l’habitude de sceller les reliques d’un saint dans une pierre encastrée dans l’autel : c’est la pierre d’autel. Sur cette pierre sont gravées cinq croix en rappel des cinq plaies de Jésus crucifié.

Le baiser que le prêtre fait sur l’autel au début de la célébration est un geste de vénération et de respect envers le Christ. Il indique que tout est référé au Christ, Lui qui est l’autel, le prêtre et la victime (Hb 4,14s). Ayons donc du respect pour l’autel, saluons-le avec dignité lorsque nous passons devant lui, car il est l’endroit où se renouvelle quotidiennement le sacrifice de Jésus au Calvaire.

3. LE SIGNE DE LA CROIX

C’est le signe des chrétiens qui se rappellent que Jésus est mort sur la croix par amour pour tous les humains. Au début de la messe, avec tous ceux qui sont rassemblés, nous traçons sur nous ce signe.

Il doit être ample pour nous envelopper comme s’il était un vêtement ; le vêtement du chrétien, sa véritable dimension. Toutes les prières du chrétien devraient débuter et s’achever par ce signe de foi en Dieu Père, Fils et Saint-Esprit.

Naturellement, ce signe n’est pas un geste magique qui nous confère des pouvoirs quelconques. Il n’est qu’un signe qui veut nous remettre en mémoire notre véritable condition de chrétien et par là, nous inviter à vivre en correspondance avec ce que nous sommes.

L’assemblée adhère à cette profession de foi qui manifeste son identité chrétienne en répondant « AMEN », c’est-à-dire « OUI, nous y croyons  ».

4. SALUTATION AU PEUPLE

Après le signe de la croix, le prêtre continue la célébration en saluant le peuple de Dieu par une des trois formules suivantes :

- « Le Seigneur soit avec vous » (2 Th 3,16)

- « La grâce de Jésus notre Seigneur, l’amour de Dieu le Père et la communion de l’Esprit Saint soient toujours avec vous » (2 Co 13,13)

- « Que Dieu, notre Père et Jésus-Christ notre Seigneur vous donnent la grâce et la paix » (1 Co 1,3 ; Ep 6,23)

Ces formules de salutation au peuple de Dieu sont les formules utilisées par les apôtres dans leurs lettres destinées aux premières communautés chrétiennes. Elles expriment la même certitude de foi qui anime l’assemblée chrétienne : Dieu est au milieu de nous et c’est Lui qui nous rassemble.
En effet, ces salutations nous rappellent que Jésus est toujours présent au cœur de son Église comme Il l’a promis : « Lorsque deux ou trois seront réunis en mon nom, je serai là au milieu d’eux » (Mt 18,20). Ainsi, c’est Dieu qui s’adresse à son Église par la bouche du prêtre.

Le peuple répond alors au prêtre « Et avec votre esprit  » (Ph 4, 23), c’est-à-dire avec la capacité qu’il a reçue lors de son ordination de présider la messe.

5. RITE PENITENTIEL ET KYRIE

Le prêtre invite l’assemblée à « se reconnaître pécheur », c’est-à-dire à demander la grâce d’un cœur contrit de ses péchés.
Le rite pénitentiel est une excellente préparation pour accueillir la parole de Dieu et pour communier en vérité au Corps et au Sang du Christ. Cela nous remet à notre juste place. En effet, nous appartenons à un peuple de pécheurs pardonné et sanctifié par le Christ. Il s’agit de demander et d’accueillir la grâce de Dieu pour nous reconnaître pécheur : de nommer dans le secret de notre cœur tous ces manquements qui sont éloignements de Dieu et dont nous serons purifiés par la grâce de l’Eucharistie.

Pour nous, prendre la mesure de notre péché, c’est prendre la mesure de l’amour de Dieu qui nous pardonne.

Pour vivre le rite pénitentiel, quatre formules sont proposées :

« Je confesse à Dieu », l’une des plus anciennes prières.
Confesser, c’est à la fois avouer et reconnaître : c’est faire ou laisser Dieu faire la vérité dans notre vie. Cette prière nous situe concrètement en responsabilité devant Dieu et nos frères.

La seconde prière, faite de versets de psaumes dialogués entre le célébrant et l’assemblée :
■ Seigneur, accorde-nous ton pardon.
■ Nous avons péché contre Toi.
■ Montre-nous ta miséricorde.
■ Et nous serons sauvés.

Le prêtre peut dire ou chanter ces invocations :
■ Seigneur Jésus, envoyé par le Père pour guérir les hommes - Prends pitié de nous
■ Christ, venu dans le monde appeler tous les pécheurs - Prends pitié de nous.
■ Seigneur, élevé dans la gloire du Père où tu intercèdes pour nous - Prends pitié de nous.

Le Kyrie Eleison suit le rite pénitentiel sauf dans la troisième formule où il est intégré. C’est une prière (en grec) héritée des origines de l’Église. Ce rite litanique reprend la demande de miséricorde adressée à Jésus par les aveugles et d’autres malades : « Seigneur, prends pitié, O Christ, … » (Mt 15,22 ; Mt 20,30 ; Mc 10,47)

La quatrième formule du rite pénitentiel est l’aspersion d’eau bénite sur l’assemblée

6 – GLOIRE A DIEU

Dieu est bon ! Il est grand ! Il fait des merveilles et nous sommes heureux de savoir qu’Il nous aime.

C’est pourquoi nous Le chantons : «  Gloire à Dieu ……… ». C’est un des plus vieux hymnes de l’Église. Il commence par l’annonce des anges aux bergers : «  Gloire à Dieu au plus haut des cieux et paix sur la terre aux hommes qu’il aime  » (Luc 2,14)

C’est une prière de louange, d’action de grâce, une acclamation à Dieu qui par la naissance du Messie, vient sauver son peuple et lui fait don de son amour.

De nos jours, le Gloria est proclamé à chaque messe dominicale, à l’exception des dimanches appartenant aux temps de pénitence, Avent et Carême.

7 – COULEURS DES TEMPS LITURGIQUES.

VIOLET  : Couleur austère qui incite à la réflexion et à la pénitence. Cette couleur est utilisée durant le temps de l’Avent pour nous préparer spirituellement à la venue de Jésus à Noël, et durant le Carême, afin de signifier notre désir de pénitence et de conversion.

VERT  : Couleur de vie. Le vert des vêtements liturgiques symbolise la vie quotidienne qui doit être empreinte d’espérance dans la vie éternelle.

BLANC  : Couleur de la lumière et de la résurrection, couleur des vêtements du Christ transfiguré qui révèle sa divinité. On l’utilise pour les grandes fêtes : Noël, Pâques, la Toussaint, le Christ-Roi et les fêtes des saints.

ROUGE  : Couleur du sang qui symbolise le martyre et le témoignage de foi et d’amour des apôtres et des saints martyrs, c’est aussi la couleur du feu de l’Esprit Saint qui se répand dans le cœur des apôtres à la Pentecôte.

ROSE  : Couleur employée pour deux dimanches dans l’année, en vertu d’une vieille coutume papale.
Ces deux dimanches ont conservé le nom de Gaudete pendant l’Avent et de Laetare pendant le Carême, car leur chant d’entrée commençait par ces paroles latines : ils sont centrés sur la joie de la proximité du Seigneur et sont une pause au milieu des temps de pénitence.

8 - PRIERE D’OUVERTURE.

Le célébrant prend la parole et dit : « Prions le Seigneur  ». Puis le prêtre dit la prière d’ouverture en collectant les prières personnelles et reprend généralement le thème du dimanche ou de la fête célébrée. La formule de conclusion situe exactement notre prière dans la relation à Dieu notre Père, par le Fils, dans l’Esprit.

Elle s’achève par « pour les siècles des siècles  », traduction d’une expression hébraïque qui signifie que la souveraineté divine à laquelle nous accédons par la prière dépasse toute durée humaine et nous plonge dans le déploiement de l’histoire jusqu’à son achèvement à la fin des temps quand « l‘univers entier sera réuni sous un seul chef, le Christ » (Ep. 1,10)

L’assemblée adhère à cette prière en répondant «  Amen  » qui signifie « Oui, c’est vrai ! ».

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